Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 02:43

L'émission animée par  Guillaume Durand, L'objet du scandale, est consacrée à la corrida dimanche 5 avril. Les taurins conviés sur le plateau ont exigé et obtenu l'éviction de Christian Laborde, auteur d'un tonique pamphlet contre la corrida à paraître la semaine du 6 avril, Corrida, basta, ainsi que des associations spécialisées dans la lutte contre la corrida. Une nouvelle occasion de s'interroger sur la mentalité du monde de la corrida, mais aussi sur la façon dont les émissions basées sur la polémique fabriquent leur plateau.

________________________________________________________________

 

 


L'Objet du scandale est une émission animée par Guillaume Durand qui, le dimanche à 16h10, entre deux tranches du consensuel Vivement Dimanche, oppose depuis septembre 2008 des invités sur un thème polémique. L'émission du dimanche 5 avril, enregistrée le 31 mars, porte sur la corrida, sujet polémique s'il en est par les interrogations qu'il porte sur la violence humaine.

L'écrivain Christian Laborde a justement écrit un virulent pamphlet contre la corrida, Corrida, basta !,  à paraître chez Robert Laffont dans la semaine du 6 avril. Il y dénonce avec verve cette pratique qui vient salir son Sud. Fort logiquement, il était prévu qu'il vienne défendre son point de vue, dans le cadre d'un débat entre taurins et antitaurins.

Mais les représentants du mundillo, le petit monde de la corrida, pressentis pour l'émission, n'ont pas accepté la présence de Christian Laborde et ont exigé son éviction.
L'équipe de L'objet du scandale a donc signifié à celui-ci que sa participation n'était plus de mise.

C'est au prétexte de sa violence littéraire que les taurins ont récusé la présence de Christian Laborde.

Celui-ci n'a certes pas la métaphore flaccide : « Défenestrons le Sud de la mort et dézinguons la corrida ! Ouvrons le feu, vidons nos kalachnikovs, nos flingues planqués dans nos greniers  sur la racaille confessée qui se rend aux arènes ! », lit-on déjà sur son site.

Il précisait dans un interview au Point : « J'ai écrit ce livre avec un kalachnikov et un saxophone ténor. Le kalachnikov, c'est pour les toreros et les aficionados. Le saxophone, c'est pour le taureau. »

Même les mal-comprenants auront saisi qu'il s'agit de feu verbal, et que les kalachnikovs et les flingues sont nos langues, nos stylos, nos claviers, ou nos caméras...
L'écrivain
soulignait, à l'issue de cette curieuse décision de l'équipe de Guillaume Durand, qu'une métaphore kalachnikovienne est moins mortelle qu’une épée enfoncée dans un taureau.
 

Par ailleurs, les taurins ont exigé et obtenu qu'aucune association de lutte contre la corrida ne soit conviée sur le plateau. 

Ainsi, la composition du plateau lors de l'enregistrement de l'émission mardi 31 mars au soir était la suivante :

Pour les pro-corrida :

- André Viard, ex-torero, chroniqueur taurin,
- Francis Wolf, auteur de "Philosophie de la corrida",
- Simon Casas, ex-torero, directeur des arènes de Nîmes,
- Philippe Caubère, comédien,
- Marie Sara, ex-torera, éleveuse de taureaux,

et le jeune torero Julien Lescarret pour une démonstration "de salon".
Pour les anti-corrida :
- Marie-Claude Bomsel, vétérinaire, chroniqueuse sur France 2,
- Elisabeth Hardouin Fugier, historienne, auteur de "L'Histoire de la corrida en Europe",

- Bernard Maris, économiste,
- Francis Lalanne, chanteur,
- Laurent Baffie, animateur.
 

Richard Vial, le chef de plateau de la société de production Téléparis qui fabrique cette émission pour France 2, avait écrit le 26 mars à la présidente de l'Alliance Anticorrida, une importante association d'opposition à la corrida, qu'elle était persona non grata. On y pouvait lire les phrases suivantes :

« En effet, vous nous sembliez être une intervenante intéressante mais suscitant un certain “émoi” chez nos amis taurins. Ils comprennent que nous devions équilibrer les avis, mais ne veulent plus d’un débat qui frôle l’hystérie, nous non plus d’ailleurs. »

« Christian Laborde, que j’ai eu au téléphone, me semblait être un Monsieur correspondant au profil, mais d’autres invités ayant eu accès à des extraits, même s’ils accordent la dimension d’exercice de style, ont étés quelque peu rebuté par le champ lexical guerrier. »

« C’est pourquoi nous nous orientons vers des professionnels plutôt que des associatifs. »
 

Ainsi, la société Téléparis reconnaissait benoîtement qu'elle avait accordé un droit de regard sur la constitution du plateau à l'une des parties, pour le tournage d'un débat contradictoire. No comment.

Quant aux « professionnels » préférés aux « associatifs », il s'agit d'une curieuse explication pour la présence de Francis Lalanne et de Laurent Baffie, quelles que soient par ailleurs leurs qualités. Et je ne pense pas que l'excellent Bernard Maris soit un spécialiste des déficits tauromachiques comblés par l'argent des contribuables.
Du côté des taurins, on constate en revanche la présence sur le plateau d'enregistrement d'André Viard, président de l'Observatoire des Cultures Taurines (et de Francis Wolff, un vice-président). Cet "Observatoire" est une association 1901 créée voici un an, qui regroupe les divers intervenants du "mundillo" français dans un but explicite de lobbying.
 

Le 26 mars, André Viard avait de son côté envoyé un mail victorieux aux « membres fondateurs » de son association. On y note en particulier les phrases suivantes :

« Nous avons donc obtenu dans un premier temps qu'aucune [association antitaurine] ne soit invitée, ce qui, d'un point de vue stratégique, constitue une grande victoire. »

« Nous avons donc informé la production que nous ne participerions pas à l'émission si ce monsieur [Christian Laborde] en était l'invité, libre à elle de choisir le débat qu'elle souhaitait présenter. »

« Plus un quatrième intervenant "contre"... qu'on nous a demandé de proposer (!) Nous avons suggéré la SPA. »

On peut retrouver les mails de Richard Vial et d'André Viard révélés en fin d'un appel, émis par l'Alliance Anticorrida à destination de sa liste de diffusion.

Pour résumer, les représentants de l'association de lobbying regroupant les associations taurines ont non seulement fait évincer Christian Laborde, mais ont exigé et obtenu qu'aucune association antitaurine ne soit sur le plateau.
 

La censure est une attitude assumée par M Viard et consorts. Celui-ci, récapitulant récemment les exploits qu'il attribue à son lobby depuis sa création, revendique explicitement :

-  la censure médiatique :

« Des spots anti corrida programmés dans les cinémas de Dax et Bayonne ont été déprogrammés. »
- les entraves au droit de manifester :
« - L’Observatoire a obtenu des pouvoirs publics que la manifestation des anti taurins à Dax soit interdite à l’intérieur d’un périmètre de 500 mètres autour des arènes. Les retombées médiatiques de la manifestation ont été très faibles pour les associations anti taurines, sans commune mesure avec ce qui s’était passé l’année précédente.
- L’Observatoire a demandé à l’UVTF [Union des Villes Taurines Françaises] de préconiser cette mesure de prévention auprès de toutes les villes membres, ce que celle-ci a fait par courrier. »


Bien entendu, la révélation de ces « dessous de plateau » à propos de l'émission animée par Guillaume Durand suscite une vague d'indignation chez les opposants à la corrida, qu'il s'agisse des sympathisants de l'
Alliance anticorrida, mais aussi du CRAC et bien entendu de la FLAC, la Fédération des Luttes pour l'Abolition des Corridas. De nombreux courriers et de nombreux appels de protestation parviennent à France Télévision et Téléparis, la société de production qui fabrique l'émission. 


Téléparis
pourrait reconnaître avoir mal géré cette affaire, personne n'est infaillible. Au lieu de ça, la société de production tente de détourner l'attention de son manquement déontologique en faisant courir le bruit d'incidents lors du tournage, ou de menaces téléphoniques, avec le
relais complaisant de certains médias.

C'est bien connu, la meilleure défense, c'est l'attaque. Les taurins se sont d'ailleurs fait une spécialité de la disqualification de leurs contradicteurs faute d'avoir des arguments cohérents à leur opposer.

Repost 0
1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 00:06

Peut-on parler de tout en France ? L’été dernier, le Bureau de vérification de la publicité avait censuré un spot télévisuel produit par trois associations opposées à la corrida. Cet été, c’est la direction d’un complexe cinématographique de Bayonne qui vient de censurer un spot également opposé à la corrida. Ce poids d’un lobby sur la liberté d’expression des idées, pour anecdotique qu’il soit, illustre que, si la France n’est pas la Chine, elle a encore des progrès à faire.

 

 
Si on considère l’ensemble de la planète, la France fait bien sûr partie des pays où l’on s’exprime le plus librement.
Pour autant, on sait bien que, même dans les démocraties, la liberté d’expression trouve ses limites naturelles dans la collusion entre les sphères médiatiques, politiques et économiques.
Un exemple assez curieux attire l’attention en France : c’est l’omerta qui entoure la tauromachie.
 
Une censure singulière vient de l’illustrer : le 28 juillet, le complexe cinématographique Mega-CGR de Bayonne a subitement retiré de ses écrans un spot opposé à la corrida, qu’avaient financé trois associations de défense animale (la FLAC, la SPA et la FBB). Sa programmation était prévue jusqu’au 12 août.
Bayonne est une des principales places taurines françaises. Son député-maire, Jean Grenet, est coprésident à l’Assemblée nationale du groupe d’études tauromachiques, et a été jusqu’en avril dernier président de l’Union des villes taurines françaises.
 
Rappelons brièvement l’étrange statut de la corrida espagnole en France. Ce spectacle consiste à enfoncer durant vingt minutes divers instruments de métal (des piques, des banderilles, des épées, des poignards) dans la chair d’un taureau (six par corrida) jusqu’à sa mort. Il a été importé d’Espagne à partir du milieu du XIXe siècle (la première corrida a d’ailleurs eu lieu non loin de Bayonne), et fait l’objet depuis le milieu du XXe siècle d’une dérogation pénale unique en son genre. En effet, interdit sur les neuf-dixièmes du territoire français en tant que « sévices graves » et « actes de cruauté » sur animaux, il est autorisé dans certaines zones de 11 départements du sud de la France, au titre d’une « tradition locale ».
 
Cette pratique, vestige d’un âge où les animaux étaient considérés comme les simples jouets des hommes, suscite de nos jours une très large réprobation. Les enquêtes d’opinions montrent que les trois quarts des Français y sont opposés, et cela même au sein des zones où elle persiste.
De nombreux militants de la défense des animaux dénoncent ce scandale, pointent également son effet particulièrement délétère sur l’esprit des enfants, et réclament l’application du Code pénal sur l’ensemble du territoire de la République.
 
L’été dernier, une censure comparable avait défrayé la chronique : un spot anti-corrida destiné à la télévision, produit par la SPA en collaboration avec le CRAC et la FLAC, avait été refusé par le Bureau de vérification de la publicité (Cf l'article de Zone Pazenn).
Pour mémoire, M Sarkozy avait répondu, début août 2007, à ceux qui s’émouvait de cette interdiction : « Vos deux courriers relatifs à l’interdiction de diffusion par le BVP de spots télévisés dénonçant la corrida, et à la contradiction entre cette position et le fait que les arènes ne soient pas interdites aux enfants et aux adolescents, me sont bien parvenus. [...] Le Grenelle de l’environnement, qui se tiendra à l’automne, sera l’occasion d’aborder la question des rapports entre la publicité et l’environnement. D’ici là, je veillerai à ce que la demande que vous avez formulée soit étudiée par le gouvernement et qu’une réponse vous soit apportée au plus vite. »
Bien entendu, le rôle du BVP n’a nulle part été abordé. Et la question de l’interdiction des arènes aux enfants et aux adolescents a été balayée d’un revers de main lors des Rencontres animal et société clôturées le 8 juillet dernier, ainsi que toutes les autres propositions des défenseurs des animaux, car « non consensuelle ». 
 
Ainsi donc, à deux reprises, des associations financent la réalisation d’un message et sa diffusion, mais on leur oppose une censure immotivée. La pression du « mundillo », le petit monde de la tauromachie, sait donc se faire efficace. Il faut dire que ceux qui vivent de la corrida sont particulièrement motivés pour la défendre. Dans les municipalités taurines, la collusion entre des intérêts politiques locaux et des intérêts économiques locaux est criante.
A Bayonne, les arènes sont gérées par une régie municipale, sous la direction d’Olivier Baratchart, qui confie l’organisation des corridas à une société privée, la Casa Chopera. Le petit monde de la tauromachie répète à l’envi que les corridas génèrent des rentrées d’argent. Restons à Bayonne et contentons-nous des chiffres officiels de la dernière saison (la « temporada 2007 ») : 247 255 euros de déficit  ! Les éleveurs et les toreros peuvent dire merci aux contribuables. 
 
D’autres exemples de censure existent. En avril dernier, Jean-Paul Fournier le maire de Nîmes, autre place taurine, refusait à l’Alliance Anticorrida la salle pour tenir son Assemblée générale, une semaine avant la date prévue. Cependant, cette fois, le tribunal administratif de Nîmes statuait en référé que « le maire de Nîmes porte atteinte de manière grave et immédiate à la liberté de réunion.  »
Il existe heureusement des magistrats indépendants des lobbies politiques et économiques.
Et notons en passant qu’il existe aussi des journalistes choisissant de s’afficher à rebours de ces lobbies.

Les opposants à la corrida demandent simplement que le Code pénal soit appliqué sur l’ensemble du territoire français. Ils cherchent à interdire non pas une parole ou une opinion, mais une pratique consistant à infliger de la souffrance pour le plaisir. Les partisans de la corrida, quant à eux, répliquent tout simplement en cherchant à réduire au silence leurs contradicteurs. Ils cherchent à les interdire de parole, à empêcher l’expression de leur opinion. Et ceci par un tour de passe-passe usé : en les accusant d’être des extrémistes dangereux. On aura reconnu la vieille ficelle utilisée par tous les régimes totalitaires pour étouffer leurs opposants.

Les amateurs de corridas manquent cruellement ( !) d’arguments pour justifier leur passion. C’est pourquoi leur ligne de défense consiste essentiellement à disqualifier leurs contradicteurs. Il s’agit d’un des sports favoris des « revisteros », les plumitifs spécialisés dans la chronique taurine. Parmi ceux-ci, André Viard, dont l’existence se confond avec la tauromachie au point qu’il a mis au point un instrument de lobbying pompeusement intitulé « l’Observatoire des cultures taurines ». Cet homme tout en nuance qualifie à répétition les opposants à la corrida de dangereux terroristes liberticides. Il affectionne particulièrement le terme « talibans », ce qui prête à sourire de la part de quelqu’un qui ne jure que par la « tradition ».
 
Il file la métaphore sunnite en ces termes dans son « édito » du 28 juillet  : « En outre, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’alliance objective existant entre les associations anti-taurines et les extrémistes animaliers, les premières étant pour les seconds, toutes proportions gardées, ce que certaines écoles coraniques sont à Al-Quaïda : le bouillon de culture idéologique dans lequel germent les ferments de l’intolérance et de la xénophobie qui poussent les plus irresponsables au passage à l’acte. ». Et le président de l’Observatoire des cultures taurines enchaîne : « Selon nos informations, la coïncidence entre la nouvelle campagne médiatique fomentée par certaines associations, la tentative d’instrumentalisation de la justice contre le petit Michelito [un enfant de 11 ans qui se produit dans des corridas] et les attentats perpétrés un peu partout en France par les écoterroristes, inquiète en haut lieu, au point que les manifestations annoncées par les associations anti-taurines pour Bayonne et Dax pourraient être interdites car il y a tout lieu de craindre qu’en les laissant se dérouler on ciblerait pour les extrémistes de nouveaux objectifs. Une responsabilité que les préfets concernés ne semblent plus très sûrs de vouloir prendre. Et ils ont parfaitement raison. »
Bingo ! On doit interdire aux opposants à la corrida de manifester leur désaccord, car ils ouvriraient la voie au terrorisme ! Il fallait oser, M. Viard l’a fait. Je me garderai d’évoquer la célèbre réplique des Tontons flingueurs...
 
En tout cas, dans son « édito » du 30 juillet,  le président de l’Observatoire des cultures taurines se félicite de la censure du spot contre la corrida par le complexe cinématographique de Bayonne : «  suite à diverses interventions, le spot en question a été retiré » [...] «  la France entière sait qu’une fois de plus les antis ont perdu. » Ça a le mérite d’être clair. M. Viard assumerait avec talent le rôle de ministre de l’Information en Chine ou de ministre de l’Intérieur au Zimbabwe.

Tout ceci peut prêter à sourire, mais est doublement affligeant.
D’abord, parce que des taureaux continuent à être massacrés avec des raffinements de cruauté.
Ensuite, parce que ces entorses à la liberté d’expression, pour de vulgaires intérêts locaux, laissent imaginer ce qu’il peut en être lorsque sont en jeu des intérêts encore plus puissants. Mais bon, ceci ne va pas empêcher la France de donner des leçons au monde entier.
 
Repost 0
4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 01:32

 

Résumé :

Le Bureau de Vérification de la Publicité s'oppose à la diffusion d'un message télévisuel contre la corrida. Cet organisme, en réalité pure émanation du monde publicitaire, a curieusement une mission de service public consistant à statuer non seulement sur les spots publicitaires mais également sur les messages d'intérêt général réalisés notamment par les associations et les ONG. L'argumentation présentée par le BVP dans cet exemple sur la corrida apparaît à l'analyse floue, incohérente, contradictoire, arbitraire voire erronée. La légitimité et la compétence de cet organisme pour porter un jugement sur les messages d'intérêt général apparaît une fois de plus extrêmement problématique.                                                  

 

 

 Rappel des faits :

 

Fin juillet, une colère du chanteur Renaud a permis de mettre au jour une censure exercée par le BVP (Bureau de Vérification de la Publicité) dont les divers médias écrits et audio-visuels français se sont fait l'écho. Renaud, engagé dans la lutte contre la tauromachie, avait prêté sa voix à un spot anticorrida de 30 secondes pour la Société Protectrice des Animaux (SPA), en collaboration avec le Comité Radicalement Anti Corrida (CRAC) et la Fédération des Luttes Anti Corrida (FLAC).

Le BVP a émis de façon répétée un avis défavorable à la diffusion de ce spot, malgré des remaniements successifs.

 

On peut visionner les spots et prendre connaissance de l'argumentation du BVP sur le site de la SPA.

    

 

Qu'est ce que le BVP et quel est son rôle ?

 

Chacun connaît de nom le Bureau de Vérification de la Publicité, et sait plus ou moins qu'il s'agit de l'organisme chargé de contrôler la publicité.

Cliquons sur la page d'accueil du BVP.

Sur le bandeau en haut de l'écran, défilent des mots : "engagement" ... "sécurité" ... "éthique" ... "dignité personne humaine" ... "confiance" ... "loyauté" ... "concertation"...

On aura reconnu une banale ficelle de l'art publicitaire : l'accumulation creuse de mots-clés.

A comparer avec la saine austérité du site du CSA.

 

En effet, le  BVP n'est qu'une association (1901) de professionnels de la pub, dont la mission pour le moins oxymorique consiste à « mener une action en faveur d'une publicité loyale, véridique et saine »

Et pourtant, de façon assez saugrenue, les régies des chaînes de télé ne diffusent que les spots assortis de l'Imprimatur du BVP :
 
Que les professionnels de la pub jouent à se doter d'un « Ordre » et se donnent de l'importance en prétendant veiller à ce que les réclames pour les bagnoles ou  les crèmes rajeunissantes ne choquent pas trop les cerveaux des consommateurs et soient compatibles avec les lois, ça m'en touche l'une sans faire bouger l'autre.

Que les pouvoirs publics aient confié au BVP (depuis 1992) une mission de service public qui devrait revenir au CSA (lequel se contente de contrôler a postériori), j'imagine que c'est un moyen pour l'Etat de faire des économies, pourquoi pas, mais bon...

Mais là où ce système devient hautement pervers, c'est que le ramassis de guignols qui sévit au BVP a également compétence pour émettre son Nihil obstat sur les messages proposés aux chaînes de télé par des organismes à but non lucratifs !

Ils ont déjà censuré des ONG comme Amnesty International en 1996 sur la Chine et en 1999 sur les Etats-Unis, au prétexte notamment d'éviter de nuire aux bonnes relations entre Etats. Certaines mauvaises langues supposaient que leur souci réel consistait en fait à éviter de nuire au commerce entre Etats. Ou comme Reporters Sans Frontières en 2005, au prétexte d'une violence qui pourrait choquer. De mauvaises langues pourraient supposer que la politique déontologique du BVP se réduit à éviter dans la mesure du possible que le « temps de cerveau humain disponible » soit perturbé à l'écran par des messages pouvant détourner l'attention du consommateur de l'essentiel, à savoir les télécoms ou les déodorants. 

 

Inutile de préciser que tout spot dirigé contre la consommation fait l'objet d'une censure systématique par le BVP, comme le film de la Journée sans Achat en 1999 ou le film du C.C.C.P. (Comité des Créatifs Contre la Publicité) réalisé en 2000 pour la Semaine sans télévision. Au prétexte que les auteurs appelaient au boycott, ou encore plus simplement qu'ils n'étaient pas habilités à faire de la publicité (!)

Au-delà de la poudre au yeux et des risettes, au-delà de la fausse insolence et de la provocation à trois sous, le système publicitaire est à l'évidence fondamentalement totalitaire. On ne rigole pas avec les gros sous.

Pourtant, comme son nom l'indique, le Bureau de Vérification de la Publicité a pour objet pour la télévision de vérifier les « films *publicitaires* », ainsi qu'il le rappelle lui-même.
 
Et le décret du 27 mars 1992, cadre d'action du BVP, définit précisément dans son article 2 comme publicité « toute forme de message télévisé diffusé contre rémunération ou autre contrepartie en vue soit de promouvoir la fourniture de biens ou services, y compris ceux qui sont présentés sous leur appellation générique, dans le cadre d'une activité commerciale, industrielle, artisanale ou de profession libérale, soit d'assurer la promotion commerciale d'une entreprise publique ou privée. »

Par ailleurs il distingue clairement dans son article 14 « Les messages d'intérêt général à caractère non publicitaire tels que ceux diffusés dans le cadre des campagnes des organisations caritatives et des campagnes d'information des administrations ».

Il serait donc impératif que l'évaluation des messages d'intérêt général, non publicitaires, soumis par les organismes à but non lucratif (associations, ONG...) revienne au CSA, et que le BVP en reste à ses banques et ses nettoyants WC.

On peut toujours contester le CSA (qui n’est certes pas à l’abri des pressions), mais au moins c'est une institution publique dont les membres sont nommés par les élus (le président de la République, le président du Sénat et le président de l'Assemblée Nationale), et non par les marchands de soupe.

 

   

En quoi consiste l'argumentation du BVP dans cette affaire du spot anti-corrida ?

 

 

 Je vous invite donc à visionner les spots sur le site de la SPA (si vous n'aviez pas d'avis déterminé sur la corrida, ça peut vous aider à décider), et à lire les 2 avis (1er et 3ème) du BVP reproduits, c'est vite fait.

 

Le 1er refus du BVP se base sur trois arguments :

 

I) La référence  au « préjudice à l'ensemble des intervenants d'un secteur (ici, métiers du tourisme, intervenants du secteur de la tauromachie etc... toutes personnes physiques ou morales qui tirent intérêt à une activité autorisée) »

Soyons charitable envers l'auteur de cette note, dont la compétence en français semble à hauteur de sa compétence en droit, et ne relevons pas qu'on ne tire pas intérêt « à » mais « de » quelque chose.
Précisons qu'il s'agit là d'une sorte de jurisprudence interne, nullement évoquée dans les textes réglementaires.

 

En tous cas ceci appelle deux réponses :

 

A) Il n'est pas démontré que les métiers du tourisme ont plus à gagner qu'à perdre.

 

1) Les corridas en France sont organisées quasi exclusivement dans le cadre de fêtes locales (des férias), et les touristes qui viennent aux férias n’assistent que très minoritairement à des corridas. En revanche, il est hors de doute qu'une clientèle potentielle s'abstient de fréquenter les férias à cause de la référence aux corridas, tous les sondages réalisés sur la question montrant que la corrida est réprouvée par une très large majorité de la population.

2) Les taureaux massacrés en France dans des arènes proviennent très majoritairement d’élevages espagnol et portugais. 

 
B) En ce qui concerne le mundillo, le petit monde directement lié à la tauromachie, l'argument économique est pitoyable. Ceci signifie tout simplement que le BVP s'opposerait à un spot mettant en question la vente d'armes à des pays totalitaires au motif des répercussions économiques dans le secteur des marchands d'armes.

 

II) La référence à « certaines images de nature à heurter le public » avec « nombreuses photos explicites, "difficiles à supporter" de douleurs. »
Là encore, soyons charitable, ne relevons pas la curieuse expression « photos de douleurs ».

 
Evidemment, nous sommes dans le cas de figure difficile à gérer où, pour dénoncer quelque chose de choquant, il est difficile d'éviter de choquer.

La Sécurité Routière l'a bien compris, et dans l'ensemble on n'a pas contesté le bien-fondé de certains spots qui n'y allaient pas avec le dos de la cuillère. Evidemment, ces campagnes d'information des administrations ont bénéficié de l'indulgence du BVP (c'est la moindre des choses) malgré le « préjudice aux intervenants du secteur » de l'automobile, et le dérangement de l'attention des consommateurs au moment sacré de l'écran publicitaire.

Admettons qu'on veuille préserver les âmes sensibles, il suffit de faire précéder le spot d'une message d'avertissement genre « Attention, le message qui va suivra contient des images de corrida qui peuvent choquer les enfants et les personnes sensibles ».  

 

III) Le commentaire prévu en voix off , qui « interpelle le public sur le bien fondé d'un texte de loi ce qui est contraire aux articles 3 et 5 du décret du 27 mars 1992 »

L'article 3 dit « La publicité [...] ne peut porter atteinte au crédit de l'Etat. », et l'article 5 dit « La publicité ne doit contenir aucun élément de nature à choquer les convictions religieuses, philosophiques ou politiques des téléspectateurs »
On reste carrément perplexe devant cette interprétation du texte réglementaire.

Mettre en question « le bien fondé d'un texte de loi » est tout simplement l'essence de la dynamique démocratique. Il ne s'agit pas d'un appel à la transgression, mais d'un appel à modifier la législation. Les citoyens sont fondés à demander à leurs députés les évolutions législatives qu'ils pensent légitimes. Et le juriste du BVP, dont on se demande dans quel paquet de lessive il a dégoté son diplôme, semble ignorer qu'il s'agit en l'espèce d'appeler à l'application de la loi sur tout le territoire français, en supprimant les dérogations locales (l'autorisation de la corrida dans onze départements du sud).

Vous avez dit « crédit de l'Etat » ?...

 

 

Le 3ème refus du BVP est ainsi rédigé :


« le problème lié au texte dit par Renaud subsiste, ainsi le commentaire assimilant à de la barbarie des manifestations autorisées accompagnés de mugissements de détresse et de douleur du taureau sont bien de nature à choquer le public et porter préjudice à l'ensemble des intervenants de ce secteur, particulièrement au moment où les corridas sont organisées ».

Restons toujours charitable sur la clarté de la rédaction. Cependant, si quelqu'un peut me dire, dans la construction de cette phrase, quel est le substantif auquel se rapporte « accompagnés de mugissements » et quel est le sujet grammatical de « sont bien de nature », je suis preneur. Pas à dire, le rédacteur, outre qu'il semble s'y connaître en droit comme moi en puits quantiques semi-conducteurs, ne jouit pas de la netteté d'esprit qu'on attend généralement au minimum d'un juriste.

 

Du coup on ne sait plus très bien ce qui est « de nature à choquer le public » : « les mugissements de détresse et de douleur », « le commentaire assimilant à de la barbarie des manifestations autorisées », ou encore « le commentaire [...] accompagnés (sic) de mugissements » ?...

 

Après tout, on peut concevoir que notre brillant expert s'emmêle les pédales, puisqu'il patauge dans le paradoxe consistant à dire que les seules images et les seuls sons de taureaux suppliciés sont insupportables, mais que Renaud n'a pas le droit de parler de barbarie.

 

Enfin, on retrouve le fameux « préjudice à l'ensemble des intervenants de ce secteur », cela, se croit obligé d'ajouter dans sa rafraîchissante candeur notre éminent juriste,  « particulièrement au moment où les corridas sont organisées ». No comment.

 

 

Bref, l'éthique dont se gargarise le BVP se résume-t-elle en une phrase : ne rien permettre qui risque de nuire au commerce ?

 

Une bien belle devise qui impose le respect envers ce bien bel organisme.

 

Repost 0
27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 20:53

Ami aficionado, l'heure est grave !
La corrida est en danger !

De plus en plus, la secte anti-taurine fait passer dans l'opinion publique sa vision dégénérée de l'éthique selon laquelle la soi-disant souffrance d'un animal vaudrait plus que l'art et la culture.

De plus en plus, les sondages montrent qu'en France et même en Espagne, terre nourricière de la tradition tauromachique, non seulement on se détourne de la corrida, mais on la condamne, et tiens-toi bien on cherche à prohiber notre passion. De plus en plus, nous sommes contestés, méprisés, rejetés, voire tournés en ridicule.
 
Nous devons revenir aux fondamentaux, c'est-à-dire opposer des mots à la réalité.
Ami aficionado, tu ne sais pas quoi répondre aux intégristes animalitaires quand ils te rabâchent qu'au fond de toi c'est la souffrance du taureau qui te fait jouir ?
Sois rassuré.
Nous avons mis au point un programme qui te permettra de clouer le bec aux extrémistes zoophiles par des formules définitives.



Ami aficionado, clique vite sur le
 
PROGRAMME DE LOGOMACHIE TAUROMACHIQUE !

De rien.


 
Repost 0
18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 18:38

 

Argumentaire destiné à l'usage personnel des amateurs de corridas

 

 

Je tiens d'abord à préciser que ce travail est une œuvre collective : il n'a été possible que grâce aux nombreuses conversations qu'il m'a été donné d'avoir avec mes amis passionnés de corridas, qui aiment à se désigner du fier vocable d'aficionados.
J'ai rédigé cette Foire Aux Questions pour leur éviter des efforts superflus, parce qu'un aficionado doit savoir réserver toute son énergie mentale pour son spectacle préféré.

 

 

I : SAVOIR PARLER DE LA CORRIDA

 

Ami aficionado, quelques excités zoophiles prétendent te faire la morale et tentent de te culpabiliser. Il faut donc bien avoir présent à l'esprit que la corrida est une activité noble et belle.

1) Question :
La corrida est-elle morale ?

Réponse : La question ne se pose pas en ces termes, la corrida se situe au-delà du bien et du mal :

a) La corrida , c'est le ballet sacré entre Eros et Thanatos.

b) La corrida, c'est la métaphore conjuratoire de la condition humaine.

c) La corrida , c'est l'affrontement rituel du dyonisiaque et de l'apollinien.

d) La corrida, c'est la quête sublime du face à face sacrificiel.

e) La corrida, c'est  la poursuite tragique entre humanité et animalité.

f) La corrida, c'est la danse énigmatique avec la mort.

g) La corrida, c'est la mise en abîme en champ clos du ...

 

2) Q : Bon, euh, ça va peut-être aller comme ça...

R : Attendez, j'en ai plein d'autres, figurez-vous que Simon Casas et André Viard ont mis au point un logiciel de génération automatique, vous cliquez sur un bouton et...

 

3) Q : Ahem, vous me montrerez ça tout à l'heure... Mais que répondre aux ayatollahs de la défense animale qui prétendent que les aficionados éprouvent du plaisir à la souffrance du taureau ?

: C'est vraiment la preuve qu'ils n'y connaissent rien.

a) Le taureau ne souffre pas, sinon il crierait, appellerait au secours et essaierait de s'enfuir en tambourinant à la porte du toril.

b) Le taureau ne souffre pas, il est bien trop impliqué dans le combat pour y penser.

c) Le taureau ne souffre pas, les taureaux de combat sont une race génétiquement modifiée pour ne pas avoir mal.

d) Le taureau ne souffre pas, un chercheur de Madrid l'a prouvé scientifiquement, même que c'est une étude tellement révolutionnaire qu'elle est introuvable.

e) De toute façon, hein, un gnou qui se fait bouffer tout cru par un groupe de lionnes, vous pensez qu'il a moins mal ?

f) Et puis je me demande pourquoi je vous réponds, parce que c'est vraiment pas dans la souffrance du taureau que je trouve le moindre plaisir.

 

4) Q :  Mais alors, d'où vient notre passion ?

R : Aaah, mais entre le taureau et l'homme, c'est une longue histoire !

a) La chasse à l'aurochs est documentée dès le paléolithique supérieur dans des sites comme Lascaux ou Altamira.

b) Les jeux taurins sont établis depuis la Haute Antiquité, comme dans la  Crète minoenne.

c) Les mythologies abondent de figures taurines humanisées, la plus célèbre étant le Minotaure.

d) Les religions regorgent de figures taurines humanisées, comme l'Apis égyptien, et de sacrifices de taureaux comme les bouphonies athéniennes ou bien sûr le culte de Mithra, sans même parler des...

 

5) Q : Euh, oui, les bovidés ont été domestiqués il y a au moins 8000 ans, ça crée des liens anthropologiques, d'accord, mais quel rapport avec la corrida, vous demanderont les fanatiques zoolâtres ?

R : Pfou, la fonction sacrificielle est à la base de la cohésion d'une société, cher ami. Avez-vous lu "La Violence et le Sacré?" Mmhh ?...

 

6) Q : Vi, je connais la théorie du bouc émissaire de René Girard, on retourne la violence sur un bouc émissaire arbitraire pour en préserver le corps social, mais les talibans bovinophiles mettront en doute que des sacrifices de taureaux puissent assumer une fonction anthropologique quelconque dans les sociétés post-industrielles du XXIème siècle.

R : Prétendront-ils qu'il vaut mieux s'en prendre aux hommes qu'aux animaux ?

 

7) Q : Ils risquent de remarquer que la corrida n'a guère permis à l'Espagne, son berceau, d'échapper aux violences inter-humaines.

R : Ahem... Euh, et est ce que le nom de Michel Leiris, le fameux ethnologue-écrivain, vous dit quelque chose, cher ami ?

 

8) Q : Vi , j'ai lu "Miroir de la Tauromachie". Et vous ?

R : Ahem... Question suivante ?

 

9) Q : Alors, cet enracinement de la corrida dans la culture ?

R : Oui, eh bien figurez-vous que la France est attachée à cette tradition, et dans un monde et une époque où on voudrait tous nous couler dans le même moule jacobino-parisien, euro-aseptisé et américano-macdonaldisé, eh bien moi je prétends qu'une identité ça se défend, Môssieur !

 

10) Q : Quand vous dites "la France", les zélateurs de la bien-pensance vont vous rappeler que seuls 11 départements du sud bénéficient de la dérogation qui leur donne le droit d'organiser des corridas. Et qu'en revanche au moins les trois-quarts des Français sont défavorables à la corrida selon les études d'opinions.

R : Et alors, l'identité locale, c'est de la merde ? Vous voulez faire de l'épuration ethnique ?

 

11) Q : Les dévôts du politiquement correct vous accuseront de communautarisme et remettront en cause la légitimité d'une tradition lorsque celle-ci  fait l'objet d'une condamnation morale de la part de majorité des citoyens.

R : Mais ils veulent quoi, un monde de clones, régi par une stérile rationalité instrumentale et décoré d'un sentimentalisme moralisateur stéréotypé ?

 

12) Q : Donc, enchaîneront les sectateurs de la pensée unique, vous voulez laisser toute liberté, dans ce même esprit dérogatoire, à ceux qui sont attachés à l'excision chez la femme ?

R : En voilà des comparaisons ! Nous, nous sommes là depuis des siècles, figurez-vous !

 

13) Q : A propos, rebondiront les coupeurs de cheveux en quatre, on peut rappeler au passage que la corrida espagnole, qui ferait partie du patrimoine culturel de certains départements français, n'a été véritablement importée d'Espagne qu'au cours de la seconde moitié du XIXème siècle.

R : Eh bien en tout cas ça fait un siècle et demi, voilà, c'est de la merde un siècle et demi ?

 

14) Q : Loin de moi cette idée. Mais les donneurs de leçons ne manqueront pas de pointer que même en Espagne, terre nourricière de la corrida, les enquêtes d'opinions montrent que seul un quart des citoyens continuent à y porter de l'intérêt, et qu'une majorité y est opposée. Et que la corrida est carrément en train de disparaître en Catalogne, la 2ème région d'Espagne en terme de population, où la tradition tauromachique remonte pourtant à bien plus longtemps qu'en France.

R : Et ils applaudissent ? Est-ce qu'ils se rendent compte des drames humains ? Pensent-ils que ce soit par hasard que la préoccupation première des Français soit l'emploi ? Se rendent-ils compte des répercussions économiques dans les ganaderias, les empresas, et dans toutes les communes qui organisent des temporadas, les saisons des férias ?

 

15) Q : Vous ne mesurez pas leur mauvaise foi, ils demanderont si, lorsque la France a décidé dans les années 90 de cesser la production de mines antipersonnel, il aurait fallu mettre en balance les problèmes d'emploi afférents ! Ils demanderont ingénument si les professionnels du mundillo, notre cher monde de la corrida, sont stupides au point qu'ils ne sauraient pas rebondir en mettant leur dynamisme au service d'autres activités ?

R : Euh, évidemment, ça ne poserait aucun problème, pour qui nous prennent-ils ! Mais ce qu'ils semblent oublier, c'est que sans les aficionados, la race des taureaux de combat, des "toros de lidia" disparaîtrait !!!

 

16) Q : Eventuellement. Et alors ?

R : Comment ça "et alors ?"

Q: Oui, C'est ce que risque de vous répondre le microcosme moralisateur, supposons que la race des toros bravos, qui a été sélectionnée par l'homme, vienne à disparaître ?

R : Mais avec quoi ferions nous nos corridas ? Vous savez, on les prend à l'âge de 4 ou 5 ans, pas la peine de les nourrir plus longtemps, ils sont à point, ils ont été génétiquement sélectionnés pour démarrer au quart de tour quand on agite un leurre, et surtout pour foncer droit sur le leurre sans dévier, comme ça les toreros sont à l'abri du danger. Et vous voudriez nous priver de cette belle race ?

 

17) Q : Loin de moi cette pensée, je sais que j'ai affaire à de vrais écologistes. Mais tout ça ne nous dit toujours pas d'où nous vient la passion pour la corrida ?

R : Aaah, mais c'est la beauté, pardi ! Les anti-corrida ne comprennent pas l'aspect esthétique. L'ambiance de l'arène, l'éclat du soleil sur le ruedo, la noire brutalité du fauve, l'or des costumes, la poignante stridence du paso doble, le ballet vertigineux de la faena...

Et attention, hein, y a du beau monde qu'a immortalisé la chose ! Picasso, Garcia Lorca, Mérimée, Gautier, Dumas, Montherlant,...

 

18) Q : ... Hemingway, Cocteau, Lacouture, Blondin, vi vi. Et si nos âmes sensibles vous répondent que Victor Hugo, Emile Zola, Romain Gary ou Marguerite Yourcenar étaient contre la corrida, mais n'allaient évidemment pas perdre du temps à noircir des pages sur le sujet ? Et si elles vous répondent, en prenant l'exemple de Céline, qu'on peut être un écrivain de génie sans que ça donne pour autant de la légitimité à ses opinions ?

R : Pfff... En tout cas y a un truc où les anti-corrida ne peuvent pas nous embrouiller, c'est la technique. Parce que si on ne comprend pas ce qui se passe, évidemment on est incapable d'apprécier.

a) Comment apprécier une corrida si on ne sait pas évaluer le trapio d'un toro lors des passes de cape ?

b) Comment apprécier une corrida si on ne connaît pas la fonction du tercio de pique ?

c) Comment apprécier une corrida si on est incapable de répérer la querencia du toro dans le ruedo ?

 

19) Q : Mais si vous tombez sur des anti-corrida qui déclarent connaître tout ça, et qui persistent à prétendre que ce qui fait jouir les aficionados, c'est le spectacle de la violence, des blessures et de la souffrance ?

R : Alors ça c'est la meilleure ! Notre éthique est avant tout basée sur le respect de l'animal !

a) Vaut-il mieux vivre confiné dans des élevages industriels ou libre et au grand air dans les ganaderias ?

b) Vaut-il mieux être traité comme du bétail ou comme un individu ?

c) Vaut-il mieux finir dans un abattoir ou mourir dans la noblesse et la dignité ? On nous reproche de ne pas respecter la vie, mais nous, nous allons au-delà, nous respectons la mort !

 

20) Q : Vous connaissez la mauvaise foi des monomaniaques de l'antispécisme, ils serinent que la corrida symbolise le droit que s'arroge l'homme de disposer de tout animal sur le seul critère de son bon plaisir ?

R : Ah, mais la corrida est un combat entre l'homme et le fauve !

 

21) Q : Les intégristes du droit des animaux vont prétendre que vous vous gargarisez avec le mot "combat", mais qu'au mieux vous ne pouvez que brandir les exceptions qui confirment la règle : la poignée de matadors morts dans l'arène ce dernier demi-siècle, ou la poignée de toros graciés chaque année pour leur "bravoure".

 R : De toute façon, ils n'y connaissent rien et ils n'y comprennent rien. C'est bien pour ça que je ne perds pas mon temps à parler avec eux.

 

22) Q : Donc les critiques des opposants à la corrida n'ont pas lieu d'être ?

: Attention, hein, on n'a pas attendu les jérémiades du lobby animalier pour veiller à l'éthique des corridas. Moi, Môssieur, je dénonce de longue date :

a) Le laxisme dans les critères de sélection et la dégénérescence de la race des toros bravos.

b) Les tricheries sur l'âge des bêtes, l'afeitado, l'administration de drogues avant le combat.

c) Les toreros incompétents ou démagogues, qui ne maîtrisent pas leur art.

d) La multiplication des corridas spectacles purement commerciales, organisées à la hâte par des affairistes et comptant sur des publics de plus en plus ignares.

Alors, on n'est pas éthique, hein ? Et toc !

 

  
 

II : CONNAITRE LES ANTI-corrida

 
Ami aficionado, certains excités zoophiles affirment que de nos jours et dans nos contrées la corrida n'a d'autres justifications que le plaisir sadique de quelques uns.

Ce sont les anti-corrida. Apprends donc à les connaître :

1) Question :
Qu'est-ce qu'un anti-corrida

Réponse : C'est un mec qui ne comprend rien et qui ne comprendra jamais rien. C'est :

a) Un mec des villes, un promeneur du dimanche, un gars qui voit les choses de son salon.

b) Un techno-sbire de Bruxelles, un écolocrate pondeur de règlements, un eurofonctionnaire pour qui la rationalité instrumentale est la valeur étalon des sociétés modernes.

c) Une belle âme qui confond éthique et sensiblerie et qui biberonne à la moraline pour se donner bonne conscience.

d) Un ayatollah dogmatique, un taliban inapte au dialogue, un extrémiste agressif, un intégriste intolérant, un terroriste intellectuel.

 

2) Q : L'opinion des anti-corrida est-elle légitime ?

R : Evidemment pas, il ne savent même pas ce qu'est une corrida

a) Y savent même pô la différence entre une corrida et une novillada.

b) Y savent même pô reconnaître un toro de Barcial d'un toro de Victorino Martín.

c) Y savent même pô distinguer une naturelle et un derechazo.

d) Y savent même pô discerner une estocade al volapié et une estocade al encuentro.

 

3) Q : Alors pourquoi ne pas les laisser dire ?

R :  Tutt tutt, mais ce sont des énergumènes qui mettent en danger les racines de la morale parce que ce sont fondamentalement des anti-humanistes.

a) Ils mettent l'animal sur le même plan que l'homme, voire au-dessus de l'homme.

b) Ils haïssent fondamentalement l'homme et tout ce que fait l'homme, ils méprisent la civilisation, la culture, les traditions.

c) Hitler était opposé à la corrida, à chacun d'en tirer ses conclusions...

 

4) Q : Qu'est ce qui motive les anti-corrida à s'acharner sur nous ?

R : Ce sont des pervers qui préfèrent les animaux aux hommes. La preuve, s'ils ont de l'énergie à perdre :

a) Pourquoi ne la consacrent-ils pas à lutter contre la pauvreté ?

b) Pourquoi ne la consacrent-ils pas à lutter contre la faim dans le monde ?

c) Pourquoi ne la consacrent-ils pas à lutter contre la prostitution enfantine ? 

 

5) Q : Les anti-corrida sont-ils méchants ?

R : Pire que ça, ce sont des dangers publics :

a) C'est qui qui nous envoie des menaces de mort, hein ?

b) C'est qui qui nous expédie des lettres piégées au rasoir, hein ?

c) C'est qui qui balance des cocktails Molotov et des coups de fusil sur nos maisons, hein ?

Q : Mais les anti-corridas se targuent d'avoir condamné unanimement et sans ambiguité ces actes, et pointent qu'ils sont isolés.

R : Voilà ! Ce qui prouve que ce sont avant tout des lâches.

 

6) Q : En définitive, les anti-corrida sont-ils des gens normaux ?

R : Ce sont des véritables malades, et leurs motivations sont claires:

a) Ce sont des caractériels qui épanchent leur fiel à bon compte sur des braves gens pacifiques.

b Ce sont des frustrés qui se donnent de l'importance en déclenchant des polémiques creuses.

c) Ce sont des désoeuvrés qui cultivent la démagogie anti-tout pour saper les fondements de la civilisation.

d) Ce sont des jaloux pathologiques qui ne peuvent s'empêcher de déverser des torrents d'injures sur ceux qui ont trouvé un sens à leur vie.

e) Ce sont des hystériques, des illuminés, des paranoïaques, des névropathes, des délirants, des refoulés sexuels.

 

7) Q : Comment le savez-vous ?

R : Simple: avez-vous seulement essayé d'argumenter avec eux ?

Q : Non, et vous ?

R : Attendez, vous voudriez que je discute avec des malades ?

 

8) Q : Les anti-corrida représentent-ils un véritable courant croissant de l'opinion ?

R : Alors là, ça me fait bien rigoler :

a) C'est une toute petite minorité qui remue beaucoup de vent.

b) Les sondages qui voudraient nous faire croire que la majorité des Français sont contre la corrida, eh ben c'est intox et compagnie, la preuve moi je ne connais que des aficionados.

c) De toute façon, ceux qui sont contre la corrida sont ceux qui n'y connaissent rien et n'y comprennent rien.

  

 

SUITE DE LA FAQ (cliquer)

 

Repost 0
18 avril 2007 3 18 /04 /avril /2007 16:27

  

(suite de la 1ère partie)

   

 

III : SAVOIR DIALOGUER avec les anti-corrida

 

Ami aficionado, il faut bien sûr éviter de te lancer dans des débats stériles avec les excités zoophiles qui contestent la corrida.

Toutefois, évidemment, leurs arguties revêtiront parfois le masque d'une logique si dérangeante que tu jugeras de ton devoir d'intervenir. Mais ne te laisse pas emmener sur leur terrain.

1) Question
 : Comment détourner la conversation face à un inquisiteur de la secte animalière qui prétend que la corrida est cruelle ?

Réponse : Je l'embrouille en brandissant les souffrances humaines, genre : "Et tous les êtres humains qui souffrent, ils peuvent crever ? "

a) Pourquoi ne consacres-tu pas ton énergie à lutter contre la misère et la faim ?

b) Pourquoi ne consacres-tu pas ton énergie à dénoncer le crime et la torture organisés?

c) Pourquoi ne consacres-tu pas ton énergie à militer contre la traite des êtres humains ?

 
2) Q :
Mais s'il vous rétorque qu'on peut parfaitement se préoccuper à la fois des animaux et des hommes, et que de toute façon il est logiquement impossible de classer par ordre d'importance tous les problèmes de la planète et de les résoudre les uns après les autres ?

R : Eh bien s'il tient absolument à s'occuper du sort des bovidés, je l'embrouille en le renvoyant sur l'élevage industriel, genre : "Tu ne manges jamais de viande, bien sûr ?" ou " Tu penses pas que l'élevage industriel concerne nettement plus d'animaux ?", et j'enchaîne :

a) Occupe-toi plutôt des conditions d'élevage des animaux.

b) Occupe-toi plutôt des conditions de transport des animaux.

c) Occupe-toi plutôt des conditions d'abattage des animaux. 

 

3) Q : Mais s'il répète que la corrida symbolise le droit que s'arroge l'homme de disposer de tout animal sur le seul critère de son bon plaisir, et qu'on peut parfaitement se préoccuper à la fois de l'élevage industriel et de la corrida, et que de toute façon il est logiquement impossible de classer...

R : Je l'embrouille avec d'autres souffrances non causées par l'homme, genre : "Ah bon, la nature elle n'est pas cruelle, elle ?" Et j'enchaîne :

a) Et les animaux quand ils chassent, tu crois qu'ils se font des cadeaux ? Tu vas jouer les Casques Bleus entre les belettes et les campagnols ?

b) Et les animaux qui se foutent sur le museau pour des histoires de territoire ou de femelles, tu vas leur proposer de rédiger une Constitution ?

c) Et pour les animaux malades ou blessés, tu vas mettre en place un SAMU Vert ?


4) Q:
Mais s'il vous rétorque que la spécificité de l'homme est justement de pouvoir s'émanciper des lois de la nature ?

R: Je l'embrouille avec des exemples de souffrances imposées aux animaux par l'homme justement en s'émancipant des lois de la nature :

a) Tu sais comment ils ont été mis au point, les médicaments que tu donnes à ta chère tête blonde quand elle fait son otite ?

b) Si on a besoin de greffer un rein à ton gamin, tu voudrais qu'on fasse la première expérience sur lui ?

c) Si un jour t'as un môme qui a une maladie métabolique, tu seras pas content qu'on ait commencé à tester les thérapies géniques sur des bestioles ?


5) Q :
Mais s'il vous rétorque que les souffrances imposées au taureau n'ont aucune utilité ?

R : Je l'embrouille avec d'autres souffrances imposées aux animaux sans motif valable :

a) Le foie gras dont tu t'empiffres à chaque fin d'année, tu penses qu'il est fabriqué en éprouvette ?

b) Tu sais comment ils ont été testés, les produits que bobonne se met sur le museau pour plaire ?

c) Et les bestiaux qui se morfondent dans les zoos ou dans les cirques où tu emmènes tes chères têtes blondes, ils ont demandé à y venir ?

 

6) Q : Oui mais on connaît leur rhétorique à la noix, il va encore répondre qu'on peut parfaitement se préoccuper à la fois de tout ça et de la corrida et que de toute façon il est logiquement impossible de classer...

R : Mmff, ça commence à bien faire, alors je l'embrouille avec des éliminations d'animaux basées sur le conflit d'intérêt ou l'auto-défense, voilà :

a) Si une colonie de termites te bouffes ta charpente, tu vas lui proposer un petit apéro pour lui ouvrir l'appétit ?

b) Si tu trouves une Veuve Noire dans ton lit, tu vas lui faire un bisou avant de t'endormir ?

c) Si t'as le ver solitaire, tu vas en acheter un deuxième à Petland pour lui faire de la compagnie ?

7) Q : Vous connaissez la mauvaise foi des extrémistes, il va vous répondre que les taureaux ne gênent personne ?

R : Oui, eh ben c'est la vie, c'est comme ça, tiens je l'embrouille avec des éliminations involontaires d'animaux, genre : "Et toi, Môssieur le petit ange, tu ne leur fais jamais de mal, aux animaux ?"

a) Tu dégommes jamais de moustiques quand tu conduis ta bagnole ?

b) Tu marches jamais sur des escargots quand tu vas cueillir des champignons ?

c) T'écrabouilles jamais de lombrics quand tu entretiens ton petit potager ?
 

8) Q : Euh, et s'il prétend qu'on ne peut pas vraiment mettre en parallèle des moustiques ou des escargots avec des taureaux ?

R : Aaah, si j'ai affaire à un coupeur de cheveux en quatre qui n'abandonnera jamais ses incantations en boucle, j'arrête la discussion, ça va bien comme ça !!!

  
 

IV : SAVOIR POSER LES LIMITES DU DIALOGUE

 

Ami aficionado, tu sais au fond de toi que la raison est de ton côté et que tu es dans ton bon droit, mais les anti-corrida te poussent tellement à bout que souvent tu ne sais plus quoi répondre.

En fin de compte, de quel droit ces excités zoophiles te cherchent-ils des poux dans la tête ?
 

1) Question : Comment ne pas répondre à un anti-corrida qui vous parle gentiment ?

   Réponse : Pfff...

a) Je ne lui réponds pas, un point c'est tout, ça ne m'intéresse pas d'alimenter des bla-bla stériles, de toute façon il y connaît rien et il y comprend rien.

b) Je me fous de sa tronche, les leçons de morale à trois francs six sous, ça va deux minutes.

c) Je réponds un truc bateau à côté de sa question, genre "c'est notre passion, nous on oblige personne à la partager", ou "c'est une tradition, nous on n'empêche pas les autres traditions".
  

2) Q : Mais alors comment ne pas répondre à un anti-corrida qui argumente logiquement ?

: Le genre de type qui veut toujours avoir le dernier mot ? Je lui dis "Pfff, ça sert vraiment à rien de causer avec toi, de toute façon t'admettras jamais que t'as tort !"


3) Q :
Et comment ne pas répondre à un anti-corrida qui commence à s'impatienter des réponses à côté ?

: Je lui réponds, la bouche en cul de poule et le petit doigt en l'air :

a) Eh ben ! On voit de quel côté est la violence !

b) Eh ben ! On voit de quel coté est l'intolérance !

c) Eh ben ! On voit pourquoi tout dialogue est impossible !

 

4) Q : En fin de compte, cela vaut-il la peine de discuter avec un anti-corrida ?

R : C'est une pure perte de temps, en effet :

a) Les anti-corrida se discréditent eux-mêmes par leurs préjugés stériles, par leur mauvaise foi aveugle, par leurs calomnies stéréotypées et par leurs amalgames bancaux.

b) Les anti-corrida se disqualifient eux-mêmes par leurs outrances verbales, par leurs imprécations bruyantes, par leurs invectives méprisantes et par leurs gesticulations haineuses.

c) Les anti-corrida se décrédibilisent eux-mêmes par leur sensiblerie anthropomorphiste maladive, par leur mépris foncier de l'homme et de ses oeuvres, par leurs appels à la censure en guise de dialogue et à la prohibition en guise d'arguments, et par leur dangereuse prétention au monopole de l'éthique.

d) Les anti-corrida s'invalident eux-mêmes par leur méconnaissance de l'histoire de l'homme, par leur inculture anthropologique, par leur insensibilité à la démarche esthétique, par leur ignorance de l'essence même du toro bravo, par leur incompétence quant aux codes élémentaires de la lidia, par leur rejet des tenants et des aboutissants socio-culturels du fait taurin, et par leur refus de comprendre la dimension spirituelle du combat avec le toro.
 

5) : Est-il légitime que des personnes contestent la corrida ?

: Ceci n'est évidemment pas acceptable, et témoigne de l'intolérance de certains illuminés qui s'attaquent à notre liberté d'exercer tranquillement notre passion. Imaginez que chacun veuille limiter ou interdire ce que font les autres sous prétexte qu'il ne partage pas leur point de vue !

a) Est-ce qu'on va empêcher les amateurs de football de se livrer à leur passion ?

b) Est ce qu'on va empêcher les amateurs de jet-ski de se livrer à leur passion ?

c) Est ce qu'on va empêcher les amateurs de petits garçons de se livrer à leur passion, euh, du moment qu'ils ne font pas ça en France ?

 

6) Q : En définitive, qu'est-ce que l'intolérance ?

: L'intolérance, c'est exprimer des idées qui ne sont pas les nôtres.

 

7) Q : Et qu'est ce que la tolérance ?

: La tolérance, c'est lutter contre l'intolérance telle qu'on vient de la définir.

 

8) Q : Quelle est la meilleure preuve de notre tolérance ?

: Nous n'obligeons personne à assister aux corridas.

: Ni à penser comme nous !

: Ni à penser comme nous !!

: Ni à exprimer les mêmes points de vue que nous !

: Ni à… Euh, oui, mais attention, d'un autre côté, exprimer des points de vue contraire aux nôtres, c'est de l'intolérance, on ne va quand même pas laisser l'intolérance se développer dans une démocratie !

 

9) Q : C'est pourtant vrai ! Comment agir contre l'intolérance ?

R : En amenant les enfants à mieux connaître la corrida :

a) En mettant en place à l'école des journées d'informations, euh, culturelles, sur l'art taurin.

b) En faisant intervenir à l'école des professionnels de la tauromachie grâce à la complic...au concours de clubs taurins locaux.

c) En organisant à l'école des concours de dessins sur la corrida.

d) En emmenant gratuitement les élèves assister à des spectacles taurins dans le cadre d'activités, euh, culturelles.

e) Et, je garde le meilleur pour la fin, en promouvant des Écoles Taurines, où les enfants peuvent s'entraîner au noble métier de torero, comme à Arles, Nîmes, Béziers ou Hagetmau.

 

10) Q : Des enseignants, des parents d'élèves et des professionnels de la santé prétendent que certaines scènes ou certains actes peuvent heurter les enfants ? Et que légitimer la violence dans un domaine risque de les inciter à d'autres violences ?

R : C'est du bla-bla de psy-machin, de la propagande politiquement correcte. On veut transformer les enfants en moutons bêlants clonés pour une société aseptisée. Les anti-corrida ne savent plus quoi inventer pour mener à bien leur génocide identitaire, et c'est nous qui serions agressifs !?

 

11) Q : Qu'est-ce qu'un anti-corrida qui s'exprime avec agressivité ?

: C'est un type qui donne la preuve de son intolérance.

 

12) Q : Qu'est-ce qu'un aficionado qui s'exprime avec agressivité ?

: C'est un brave gars qui a été poussé à bout par les anti-corrida, ces pisse-au-lit belliqueux, ces peine-à-jouir fouteurs de merde, ces va-de-la-gueule bon pour l'asile !

 

 

Repost 0