J'ai trouvé quelque chose d'intéressant, en plus en plein dans les primaires du PS c'est d'actualité, ça cause des éléphants.
Les éléphants pourraient se reconnaître dans un miroir. Enfin, en tout cas les éléphants d'Asie. Faut pas oublier que même si l'éléphant d'Asie (Elephas maximus) et l'éléphant d'Afrique (Loxodonta africana) se ressemblent et appartiennent à la même famille, ce sont deux genres différents, dont on évalue actuellement la séparation à 6 ou 7 millions d'années.
Avec donc les possibles implications de la reconnaissance de soi quant à la conscience de soi et des autres, comme chez les chimpanzés.
Marrant qu'on ait attendu 35 ans après l'expérience de Gallup, sur justement les chimpanzés, pour faire ça avec des éléphants, dont on sait qu'ils sont quand même des bestioles pas tout à fait comme les autres.
Bon, d'accord, fallait une grande glace. Mais c'est rien à côté de la glace qu'il faudra pour tester les baleines.
Pour avoir l'article du PNAS en entier, faut payer, on n'a que le résumé :
http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/0608062103v1
Et voilà un communiqué de l'Université d'Emory :
http://www.whsc.emory.edu/press_releases2.cfm?announcement_id_seq=8080
Et voici un résumé en français de bonne qualité sous forme d'une dépêche de l'AP :
mardi 31 octobre 2006
Les éléphants se reconnaîtraient dans les miroirs
Le club des êtres vivants capables de se reconnaître dans un miroir est très fermé, mais une nouvelle étude rendue publique mardi suggère que l'éléphant pourrait y siéger avec les hommes et les chimpanzés, et dans une certaine mesure les dauphins.
Cette conscience de soi pourrait expliquer la complexité de la société de ces pachydermes et être liée à leur faculté d'empathie et d'altruisme que l'on a constatée chez eux, estime Diana Reiss, chercheuse à la Société de sauvegarde de la vie sauvage qui gère le Zoo du Bronx de New York où ont été réalisés les tests en 2005 auprès de trois éléphants d'Asie. Les conclusions sont publiées cette semaine sur le site Web de la revue "Proceedings of the National Academy of Sciences".
La plus "douée" a été Happy, femelle de 34 ans qui, observant son reflet dans un miroir, a à plusieurs reprises touché de sa trompe un "X" dessiné au-dessus de son oeil et qu'elle ne pouvait voir que dans la glace. En revanche, elle a ignoré un autre "X" dessiné cette fois au-dessus de son autre oeil avec la même substance -même odeur, même texture- mais visible uniquement à la lumière noire (rayons ultra-violets). "Pour nous, cela semble confirmer qu'elle s'est vraiment reconnue dans le miroir", déclare Joshua Plotnik, l'un des chercheurs.
Les deux autres sujets de l'expérience, Maxine et Patty, n'ont pas su toucher, ni le "X" visible ni celui qui était invisible à l'oeil nu, mais les trois éléphantes se sont toutes comportées face à la glace d'une façon suggérant qu'elles s'y reconnaissaient, d'après Joshua Plotnik, diplômé de l'Université Emory d'Atlanta, en Géorgie.
Ainsi, face au miroir, Maxine a utilisé sa trompe pour explorer l'intérieur de sa gueule et tirer lentement l'une de ses oreilles vers son reflet, comme si elle se découvrait, alors que les chercheurs ne lui avaient jamais vu de tels gestes auparavant. Les trois pachydermes n'ont pas eu d'attitude suggérant qu'ils se croyaient en présence d'un autre individu, comme c'est le cas pour la plupart des autres animaux face à la glace.
"Pour moi, faire des choses devant le miroir en dit long sur le fait qu'ils se reconnaissent manifestement", commente Janine Brown, chercheuse en physiologie et spécialiste des éléphants au Parc zoologique smithsonien de Washington, qui n'est pas impliquée dans l'étude du zoo du Bronx.
Le psychologue Gordon Gallup, qui a mis au point le test destiné aux primates dans les années 1970, juge les résultats "très forts, très solides" mais que des études supplémentaires sur les éléphants et les dauphins sont nécessaires. "Il faut vraiment les répéter pour pouvoir dire avec certitude que les dauphins et les éléphants sont réellement des espèces capables de se reconnaître. La répétition est la base de la science", ajoute-t-il. Professeur à l'Université de l'Etat de New York à Albany, il a conseillé les chercheurs du Bronx.
L'étude des trois éléphants et le fait que ces animaux partagent la même capacité à se reconnaître que les dauphins alors qu'il s'agit d'espèces tellement différentes suggère qu'ils ont développé cette caractéristique indépendamment, estiment les auteurs.
Le dernier ancêtre commun aux éléphants et mammouths (disparus) d'une part, et aux mastodontes, également éteints, d'autre part, remonte à 24 millions d'années. Dans une étude distincte également publiée cette semaine sur le site Web, des chercheurs annoncent la découverte du fossile d'une espèce qui relie l'éléphant moderne à un ancêtre encore plus ancien. Le probable "maillon manquant" est une mâchoire fossile de 27 millions d'années exhumée en Erythrée. AP
(initialement publié le 01/11/06)
Nom d’une pipe, voilà encore M’ame « Geraldine Over-blog », l'émissaire d'Over-blog, qui m’envoie un mail pour me faire remarquer (fort courtoisement au demeurant) qu’il faudrait voir à nourrir mon blog.
Force est de constater que je suis un maître indigne, qui laisse son pôvre blog crever la bouche ouverte.
Ma femme, elle, n'est pas indigne. Elle pense à verser des flocons multivitaminés dans son aquarium matin et soir.
Pourtant, un Corydora albinos, ça ne vous suit pas dans la cuisine en dressant les oreilles et en remuant la queue.
Pourtant, un Danio rerio, ça ne vient pas se frotter contre votre jambe en poussant des "meow" à fendre l’âme.
Pourtant, un Chromobotia macracanthus, ça ne saute pas d'un perchoir à l'autre en proférant des pépiements désespérés. Ma femme appelle ça un(e?) "loche clown", mais je ne veux pas avoir de procès avec le Collectif pour le Respect des Chromobotia Macracanthus, j'ai assez d'emmerdements en ce moment.
Les archéodarwiniens disent que c'est darwinien. Les dames seraient plusses douées que les messieurs pour tout ce qui est "nurturing". Moi j'aurais tendance à penser que c'est des couenneries, et que les femmes de sexe féminin sont simplement formatées par l'éducation pour être plus gentilles et plus attentives que les hommes de sexe masculin.
La preuve, ce n'est qu'une tendance statistique, les exceptions sont loin d'être exceptionnelles.
Attention, hein, je dis pas qu'au départ y a pas une base biologique, c'est pas par hasard que les rôles féminins et masculins sont répartis de façon comparable dans la plupart des civilisations connues. Mais il suffirait d'éduquer les femmes à se comporter en "homme" ou les hommes à se comporter en "femme" et on inverse les statistiques, c'est mon point de vue et je le partage. Regardez les "rae rae" en Polynésie.
Je sais bien que tous les acquis récents des neurosciences vont contre moi, et que les cerveaux des dames et des messieurs sont pleins de différences. Voilà même un état de l'art récent pour les curieux :
http://www.nature.com/nrn/journal/v7/n6/full/nrn1909.html
Mais je prétends que les contraintes éducatives peuvent l'emporter sur les contraintes biologiques chez ce drôle d'animal qu'est l'être humain. Enfin bon, d'accord les dames et les messieurs c'est pas tout à fait pareil, mais il faut se méfier des soi-disant différences entre les êtres humains établies par la "Science", la "Science" n'en serait pas à ses premières couenneries.
Bon, trêve de digression, il nous faut entrer dans le vif du sujet.
La question qui nous intéresse.
L'objet de notre réflexion.
Le thème de l'article.
Le fond de l'affaire.
Le topo du jour.
Eh bien figurez-vous que face à un miroir, les éléphants...
Ah non, j’en ai déjà causé.
Attendez, j’ai un autre truc formidable sur les éléphants. Ça concerne encore les éléphants d'Asie (Elephas maximus), dont on ne m'ôtera pas de l'idée qu'ils ont quand même un caractère moins ombrageux que les éléphants d'Afrique (euh, Loxodonta africana).
Voilà : il y aurait des droitiers et des gauchers chez les éléphants (d'Asie). Oui oui, des droitiers et des gauchers de la trompe. Des “right-trunkers” et des “left-trunkers".
Ça vous en bouche un coin, hein, qu'il puisse y avoir une asymétrie fonctionnelle pour un organe impair et médian ?
Cette hypothèse repose sur l'observation d'une quarantaine de pachydermes publiée en 2003 par des chercheurs de l'Institut de Biologie de l'Université Libre de Berlin.
Voici le lien de l'article intégral pour les gourmands :
http://81.196.151.37/articole/fisiere/anunturi%20zi/etologie/Etologie13.pdf
Lisez le paragraphe "Discussion" si vous anglophonez un peu, vous verrez, c'est pas inintéressant, ils y causent de l'importance de la latéralisation d'un point de vue évolutionniste, et appellent à étudier d'autres organes impairs médians et préhensiles comme la queue des Platyrrhiniens (les singes d'Amérique) ou de l'opossum, le nez du tapir, la lèvre supérieure ou la langue de certains herbivores, ou la langue de certains amphibiens et reptiles.
Cette équipe avait déjà publié l'année précédente une observation sur la latéralisation de la queue préhensile des singes araignées (Ateles paniscus).
Voilà. Maintenant, pour valider cette hypothèse, il ne reste plus qu'à fabriquer un appareil à Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle assez maousse pour y fourguer la cafetière de nos proboscidiens préférés.
(initalement publié le 22/11/06)
Hier, la Fédération Nationale des Chasseurs a cru bon de convoquer les candidats à la Présidentielle pour leur faire dire combien ils aimaient les allumés de la gâchette. Et bien entendu les candidats ont cru bon de s'y rendre ou d'y envoyer des émissaires distingués pour montrer patte blanche. A l'exception toutefois de Dominique Voynet, seule présente à rappeler à la clique vociférante qu'ils n'étaient pas les maîtres du monde.
Ceci me donne envie de mettre en ligne une FAQ établie à l'intention de mes amis les chasseurs du temps où ils avaient leur forum sur usenet (fr.rec.peche-chasse, jusqu'à mi-2000). Je l'avais rédigée pour leur éviter des efforts après avoir soigneusement colligé leurs propos.
FAQ À L'USAGE DES CHASSEURS
I : SAVOIR PARLER DE LA CHASSE
Ami chasseur, quelques excités pseudo-écolos prétendent te faire la morale et tentent de te culpabiliser. Il faut donc bien avoir présent à l'esprit que la chasse est une activité noble et utile.
1) Question : La chasse se justifie-t-elle encore de nos jours et dans nos pays ? Réponse : Oh, que oui !! Et voici pourquoi : a) Elle perpétue une activité qui remonte au poléalithi... au pélaolithi... au paloélithi... au temps des cavernes. C'est bien simple, aller à son encontre c'est aller à l'encontre de l'Homme tel qu'il s'est fait. b) Elle perpétue des traditions régionales, et c'est vachement important, à notre époque où on voudrait tous nous couler dans le même moule jacobino-parisien, euro-aseptisé et américano-macdonaldisé. c) Elle participe à la régulation de la faune, à la gestion des nuisibles et à la sauvegarde des espaces naturels, parce que s'il fallait compter sur les pseudo-écolos des villes, hein ! 2) Q : Chasser est-il moral ? R : La question ne se pose pas en ces termes : a) La chasse a toujours existé, ça fait partie de la vie b) La chasse n'a pas à être ni bien ni mal, c'est le prélèvement normal des ressources naturelles. c) La chasse, c'est un acquis de la Révolution, les privilégiés des villes peuvent garder leurs leçons de morale. 3) Q : Est-ce que les chasseurs éprouvent du plaisir à tuer ? R : Moi, personnellement, jamais !! J'appuie sur la détente, et encore pas toujours, parce que c'est la conclusion normale de ma rencontre avec l'animal, mais l'important n'est pas là : a) Je chasse avant tout pour être en communion avec la nature. b) Je chasse parce que mon popa chassait, mon grand-popa chassait, et que j'aime partager ces moments avec mes zamis. c) Je chasse pour manger des choses saines, on bouffe suffisamment de surgelés comme ça. 4) Q: La chasse comporte t-elle des risques importants de souffrance pour le gibier blessé ? R: Un chasseur digne de ce nom, parexempleauhasardmoi, fait en sorte de minimiser ce risque : a) En ne tirant qu'à coup sûr, moi si le gibier est trop loin je m'abstiens. b) En ne tirant que si on est certain de pouvoir récupérer le gibier. c) En localisant sans délai le gibier blessé grâce à des chiens de recherche de sang. 5) Q : Pensez-vous que beaucoup de chasseurs aient ce souci ? R : Joker. 6) Q : Y a t-il des mauvais chasseurs ? R : Comme partout, il y a quelques brebis galeuses qui déconsidèrent la corporation. Mais attention : C'EST PAS MOI C'EST LES AUTRES. a) Y a des viandards qui canardent tout ce qui bouge ! Pfff !… Pas moi qui ferais une chose pareille. b) Y a des pollueurs qui laissent traîner leurs cartouches partout ! Pfff !… Pas moi qui ferais une chose pareille. c) Y a des énervés, qui insultent tout le monde, qui picolent et qui saccagent tout ! Pfff !… Pas moi qui ferais une chose pareille. 7) Q : Pourquoi y a-t-il des mauvais chasseurs ? R : C'est simple, c'est à cause des extrémistes anti-chasse et des intégristes écolos : à force de bloquer tout dialogue, d'exiger des choses irréalistes, de maintenir la pression sur le monde cynégétique, ils provoquent un mouvement de réaction. Les extrêmes génèrent les extrêmes. La percée de CPNT, c'est pas autre chose, moi je vous le dis ! 8) Q : Donc pour nous résumer, qui est responsable de tout ce qui ne va pas dans le monde de la chasse ? R: Les extrémistes anti-chasse et les intégristes écolos. II : CONNAITRE LES ANTI-CHASSE ET LES ÉCOLOS Ami chasseur, certains excités affirment que de nos jours et dans nos contrées la chasse n'a d'autres justifications que le plaisir de quelques uns, ou encore que la chasse telle qu'elle est pratiquée chez nous nuit à la biodiversité et à l'environnement. Ce sont les anti-chasse et les écolos. Enfin, quand je dis "les écolos", il faut comprendre "certains écolos", car chacun sait que les authentiques écologistes se recrutent au sein des chasseurs. Apprends donc à les connaître : 1) Q : Quelle différence y a t-il entre les écolos et les anti-chasse ? R : Aucune, puisqu'ils sont tous à nous faire chier. D'ailleurs qu'est ce qu'ils peuvent y connaître à la chasse s'ils n'ont jamais chassé ? 2) Q: Qu'est-ce qu'un anti-chasse ? R: C'est un mec qui ne comprend rien et qui ne comprendra jamais rien. C'est : a) Un mec des villes, un promeneur du dimanche, un gars qui voit les choses de son salon. b) Un ayatollah, un taliban, un extrémiste, un intégriste, un terroriste. c) Un malade, un illuminé, un névropathe, un délirant, un refoulé sexuel. 3) Q : Qu'est ce qui motive les anti-chasse à s'acharner sur nous ? R : Ce sont des pervers qui préfèrent les animaux aux hommes. La preuve, s'ils ont de l'énergie à perdre : a) Pourquoi ne la consacrent-ils pas à lutter contre la pauvreté ? b) Pourquoi ne la consacrent-ils pas à lutter contre la faim dans le monde ? c) Pourquoi ne la consacrent-ils pas à lutter contre la prostitution enfantine ? 4) Q : Les anti-chasse sont-ils des gens normaux ? R : Ce sont des véritables malades, et leurs motivations sont claires: a) Ce sont des froussards qui seraient bien incapables de venir nous dire en face ce qu'ils disent bien à l'abri. b) Ce sont des caractériels qui épanchent leur fiel à bon compte sur des braves gens. c) Ce sont des frustrés qui se donnent de l'importance en déclenchant des polémiques creuses. 5) Q : Comment le sais-tu ? R : Simple: as-tu seulement essayé d'argumenter avec eux ? Q : Non, et toi ? R : Attends, tu voudrais que je discute avec des malades ? 6) Q : Qu'est-ce qu'un écolo ? R : D'abord, si c'est pas un chasseur c'est forcément un pseudo-écolo. C'est : a) Un mec des villes, un promeneur du dimanche, un gars qui voit les choses de son salon. b) Un techno-sbire de Bruxelles, un écolocrate, un eurofonctionnaire. c) Un type qui confond nature et politique, un sous-marin du lobby des écolos manipulé par la mafia des anti-chasse. 7) Q : Les anti-chasse représentent-ils un véritable courant croissant de l'opinion ? R : Alors là, ça me fait bien rigoler: a) C'est une toute petite minorité qui remue beaucoup de vent. b) Les médias à la solde des politiciens leur font la part belle et méprisent la France d'en bas. c) Les sondages qui voudraient nous faire croire que la majorité des Français sont contre la chasse, eh ben c'est intox et compagnie, la preuve moi je ne connais que des chasseurs. III : SAVOIR DIALOGUER Ami chasseur, il faut bien sûr éviter de te lancer dans des débats stériles avec les excités qui contestent la chasse de loisir telle que nous la pratiquons en France. Toutefois, évidemment, leurs arguties revêtiront parfois le masque d'une logique si dérangeante que tu jugeras de ton devoir d'intervenir. Mais ne te laisse pas emmener sur leur terrain. 1) Q : Comment détourner la conversation face à une personne qui trouve que la chasse est cruelle ? R (Option A) : Je l'embrouille avec d'autres souffrances non causées par l'homme, genre : "Ah bon, la nature elle n'est pas cruelle, elle ?" Et j'enchaîne : a) Et les animaux quand ils chassent, tu crois qu'ils se font des cadeaux ? Tu vas jouer les Casques Bleus entre les belettes et les campagnols ? b) Et les animaux qui se foutent sur le museau pour des histoires de territoire ou de femelles, tu vas leur proposer de rédiger une Constitution ? c) Et pour les animaux malades ou blessés, tu vas mettre en place un SAMU Vert ? R (Option B) : Je l'embrouille avec des exemples de souffrances imposées aux animaux pouvant s'argumenter : a) Tu sais comment ils ont été mis au point, les médicaments que tu donnes à ta chère tête blonde quand elle fait son otite ? b) Si on a besoin de greffer un rein à ton gamin, tu voudrais qu'on fasse la première expérience sur lui ? c) Si un jour t'as un môme qui a une maladie métabolique, tu seras pas content qu'on ait commencé à tester les thérapies géniques sur des bestioles ? R (Option C) : Je l'embrouille avec d'autres souffrances imposées aux animaux sans motif valable : a) Tu sais comment ils ont été testés, les produits que bobonne se met sur le museau pour plaire ? b) Et les chiens enfermés seuls dans les appartements toute la journée, t'appelles ça de l'amour des bêtes ? c) Tu penses que pour un animal il vaut mieux finir dans un zoo ou dans un cirque que d'être abattu par un chasseur ? R (Option D) : Je l'embrouille avec d'autres souffrances causées aux animaux par négligence ou par recherche du profit, genre : "Tu ne manges jamais de viande, bien sûr ?", et j'enchaîne: a) Occupe-toi plutôt des conditions d'élevage des animaux. b) Occupe-toi plutôt des conditions de transport des animaux. c) Occupe-toi plutôt des conditions d'abattage des animaux. R (Option E) : Je l'embrouille avec des éliminations involontaires d'animaux, genre : "Et toi, tu ne leur fais jamais de mal, aux animaux ?" a) Tu dégommes jamais de moustiques quand tu conduis ta bagnole ? b) Tu marches jamais sur des escargots quand tu vas cueillir des champignons ? c) Si t'étais agriculteur ou bûcheron, tu crois que tu pourrais éviter de trucider des milliers de petites bestioles ? R (Option F) : Je l'embrouille avec des éliminations d'animaux basées sur le conflit d'intérêt ou l'auto-défense. a) Si t'as le ver solitaire, tu vas en acheter un deuxième à Petland pour lui faire de la compagnie ? b) Si une taupe bousille ton terrain, tu vas lui proposer des verres de contact pour qu'elle ne se perde pas ? c) Si tu trouves une Veuve Noire dans ton lit, tu vas lui faire un bisou avant de t'endormir ?
2) Q : Euh, peut-on vraiment mettre en parallèle des moustiques ou des vers avec des oiseaux ou des mammifères ? R : Hé hé ! 3) Q : Comment détourner la conversation face à un écolo qui te parle de l'effet néfaste de la chasse sur certaines espèces ? R : Je lui réponds : "Tu crois que l'homme n'a pas d'autres effets plus néfastes sur les populations animales ?", et j'enchaîne : a) Occupe-toi plutôt de la déforestation. b) Occupe-toi plutôt de l'urbanisation galopante des espaces. c) Occupe-toi plutôt de la pollution des sols et des eaux. 4) Q : Que répondre à un anti-chasse qui te parle de la souffrance de l'animal ? R : Des arguments écologiques ! 5) Q : Que répondre à un écolo qui te parle d'arguments écologiques ? R : D'autres arguments écologiques, ça ne mange pas de pain ! 6) Q : Oui, mais à un écolo qui ne se laisse pas embobiner et qui connaît les vrais dossiers ? R : Un écolo qui argumente avec des chiffres et des faits ? a) Je réponds que ses références sont l'oeuvre de pseudo-scientifiques à la solde du lobby vert. b) J'affirme des conneries, qui ira vérifier ? c) Je détourne la conversation sur l'effet de serre, le réchauffement de la planète, ou les OGM. 7) Q : Et que répondre à un anti-chasse qui argumente logiquement ? R : Le genre de type qui veut toujours avoir le dernier mot ? Je lui dis "Pfff, ça sert vraiment à rien de causer avec toi, de toutes façons t'admettras jamais que t'as tort !" 8) Q : Que répondre à un anti-chasse qui te parle gentiment ? R : Pfff... a) Je ne lui réponds pas, ça ne m'intéresse pas d'alimenter des bla-bla stériles. b) Je me fous de sa tronche, les leçons de morale à trois francs six sous, ça va deux minutes. c) Je souris en le fusillant du regard, et je réponds un truc bateau à côté de sa question, genre «c'est notre passion, nous on oblige personne à la partager», ou «c'est une tradition, nous on n'empêche pas les autres traditions», ou encore «tu sais, heureusement qu'il y a les chasseurs pour s'occuper de la nature». 9) Q : Que répondre si une personne s'inquiète des dangers d'accidents liés à la chasse ? R : Fastoche, je lui réponds du tac au tac : a) T'as vu le nombre d'accidents de voiture ? Faudrait interdire la bagnole ? b) T'as vu le nombre d'accidents de ski ? Faudrait interdire les sports d'hivers ? c) T'as vu le nombre d'accidents du travail ? Faudrait interdire le boulot ? 10) Q : Que répondre à un anti-chasse qui commence à s'impatienter des réponses à côté ? R : Je lui réponds, la bouche en cul de poule et le petit doigt en l'air : a) Eh ben ! On voit de quel côté est la violence ! b) Eh ben ! On voit de quel coté est l'intolérance ! c) Eh ben ! On voit pourquoi tout dialogue est impossible !
IV : SAVOIR POSER LES LIMITES DU DIALOGUE Ami chasseur, tu sais au fond de toi que la raison est de ton côté et que tu es dans ton bon droit, mais les anti-chasse et les écolos te poussent tellement à bout que souvent tu ne sais plus quoi répondre. En fin de compte, de quel droit ces excités te cherchent-ils des poux dans la tête ? 1) Q : Est-il légitime que des personnes contestent la chasse de loisir ? R : Ceci n'est évidemment pas acceptable, et témoigne de l'intolérance de certains illuminés qui s'attaquent à notre liberté d'exercer tranquillement notre passion. Imaginez que chacun veuille limiter ou interdire ce que font les autres sous prétexte qu'il ne partage pas leur point de vue ! a) Est ce qu'on va empêcher les amateurs de jet-ski de se livrer à leur passion ? c) Est-ce qu'on va empêcher les amateurs de corrida de se livrer à leur passion ? b) Est ce qu'on va empêcher les amateurs de petits garçons de se livrer à leur passion, du moment qu'ils ne font pas ça en France ? 2) Q : En définitive, qu'est-ce que l'intolérance ? R : L'intolérance, c'est exprimer des idées qui ne sont pas les notres.
3) Q : Et qu'est ce que la tolérance ? R : La tolérance, c'est lutter contre l'intolérance telle qu'on vient de la définir. 4) Q : Quelle est la meilleure preuve de notre tolérance ? R : Nous n'obligeons personne à chasser. Q : Ni à penser comme nous ! R : Ni à penser comme nous !! Q : Ni à exprimer les mêmes points de vue que nous ! R : Ni à… Euh, oui, mais attention, d'un autre côté, exprimer des points de vue contraire aux notres, c'est de l'intolérance, on ne va quand même pas laisser l'intolérance se développer dans une démocratie ! 5) Q : Qu'est-ce qu'un anti-chasse qui s'exprime avec agressivité ? R : C'est un type qui donne la preuve de son intolérance. 6) Q : Qu'est-ce qu'un chasseur qui s'exprime avec agressivité ? R : C'est un brave gars qui a été poussé à bout par les anti-chasse, ces pisse-au-lit boutonneux, ces peine-à-jouir fouteurs de merde, ces va-de-la-gueule bon pour l'asile !



