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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 21:50
Bon, je fais faire un article, un blog ça s'entretient, c'est du sérieux, sinon le proprio risque de fermer ma boutique pour cause d'inoccupation.

J'ai trouvé quelque chose d'intéressant, en plus en plein dans les primaires du PS c'est d'actualité, ça cause des éléphants.

Les éléphants pourraient se reconnaître dans un miroir. Enfin, en tout cas les éléphants d'Asie. Faut pas oublier que même si l'éléphant d'Asie (Elephas maximus) et l'éléphant d'Afrique (Loxodonta africana) se ressemblent et appartiennent à la même famille, ce sont deux genres différents, dont on évalue actuellement la séparation à 6 ou 7 millions d'années.

Avec donc les possibles implications de la reconnaissance de soi quant à la conscience de soi et des autres, comme chez les chimpanzés.

Marrant qu'on ait attendu 35 ans après l'expérience de Gallup, sur justement les chimpanzés, pour faire ça avec des éléphants, dont on sait qu'ils sont quand même des bestioles pas tout à fait comme les autres.

Bon, d'accord, fallait une grande glace. Mais c'est rien à côté de la glace qu'il faudra pour tester les baleines.

Pour avoir l'article du PNAS en entier, faut payer, on n'a que le résumé :

http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/0608062103v1

Et voilà un communiqué de l'Université d'Emory :

http://www.whsc.emory.edu/press_releases2.cfm?announcement_id_seq=8080

 

Et voici un résumé en français de bonne qualité sous forme d'une dépêche de l'AP :

mardi 31 octobre 2006

Les éléphants se reconnaîtraient dans les miroirs

Le club des êtres vivants capables de se reconnaître dans un miroir est très fermé, mais une nouvelle étude rendue publique mardi suggère que l'éléphant pourrait y siéger avec les hommes et les chimpanzés, et dans une certaine mesure les dauphins.

Cette conscience de soi pourrait expliquer la complexité de la société de ces pachydermes et être liée à leur faculté d'empathie et d'altruisme que l'on a constatée chez eux, estime Diana Reiss, chercheuse à la Société de sauvegarde de la vie sauvage qui gère le Zoo du Bronx de New York où ont été réalisés les tests en 2005 auprès de trois éléphants d'Asie. Les conclusions sont publiées cette semaine sur le site Web de la revue "Proceedings of the National Academy of Sciences".

La plus "douée" a été Happy, femelle de 34 ans qui, observant son reflet dans un miroir, a à plusieurs reprises touché de sa trompe un "X" dessiné au-dessus de son oeil et qu'elle ne pouvait voir que dans la glace. En revanche, elle a ignoré un autre "X" dessiné cette fois au-dessus de son autre oeil avec la même substance -même odeur, même texture- mais visible uniquement à la lumière noire (rayons ultra-violets). "Pour nous, cela semble confirmer qu'elle s'est vraiment reconnue dans le miroir", déclare Joshua Plotnik, l'un des chercheurs.

Les deux autres sujets de l'expérience, Maxine et Patty, n'ont pas su toucher, ni le "X" visible ni celui qui était invisible à l'oeil nu, mais les trois éléphantes se sont toutes comportées face à la glace d'une façon suggérant qu'elles s'y reconnaissaient, d'après Joshua Plotnik, diplômé de l'Université Emory d'Atlanta, en Géorgie.

Ainsi, face au miroir, Maxine a utilisé sa trompe pour explorer l'intérieur de sa gueule et tirer lentement l'une de ses oreilles vers son reflet, comme si elle se découvrait, alors que les chercheurs ne lui avaient jamais vu de tels gestes auparavant. Les trois pachydermes n'ont pas eu d'attitude suggérant qu'ils se croyaient en présence d'un autre individu, comme c'est le cas pour la plupart des autres animaux face à la glace.

"Pour moi, faire des choses devant le miroir en dit long sur le fait qu'ils se reconnaissent manifestement", commente Janine Brown, chercheuse en physiologie et spécialiste des éléphants au Parc zoologique smithsonien de Washington, qui n'est pas impliquée dans l'étude du zoo du Bronx.

Le psychologue Gordon Gallup, qui a mis au point le test destiné aux primates dans les années 1970, juge les résultats "très forts, très solides" mais que des études supplémentaires sur les éléphants et les dauphins sont nécessaires. "Il faut vraiment les répéter pour pouvoir dire avec certitude que les dauphins et les éléphants sont réellement des espèces capables de se reconnaître. La répétition est la base de la science", ajoute-t-il. Professeur à l'Université de l'Etat de New York à Albany, il a conseillé les chercheurs du Bronx.

L'étude des trois éléphants et le fait que ces animaux partagent la même capacité à se reconnaître que les dauphins alors qu'il s'agit d'espèces tellement différentes suggère qu'ils ont développé cette caractéristique indépendamment, estiment les auteurs.

Le dernier ancêtre commun aux éléphants et mammouths (disparus) d'une part, et aux mastodontes, également éteints, d'autre part, remonte à 24 millions d'années. Dans une étude distincte également publiée cette semaine sur le site Web, des chercheurs annoncent la découverte du fossile d'une espèce qui relie l'éléphant moderne à un ancêtre encore plus ancien. Le probable "maillon manquant" est une mâchoire fossile de 27 millions d'années exhumée en Erythrée. AP

(initialement publié le 01/11/06)

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Published by Jean-Paul - dans Nos amies les bêtes
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