Jeudi 18 août 2011 4 18 /08 /Août /2011 22:56

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Un bonheur n'arrive jamais seul. Alors que Monsieur Joseph Ratzinger alias Benoît n° 16 fait le pitre aux JMJ de Madrid du 16 au 21 août, v'là-t-y pas que le père Dalaï Lama n° 14 vient de faire son numéro à Toulouse du 13 au 15 août. On y a droit dans tous les médias. En Chine on a Le Quotidien du Peuple, l'Agence Chine Nouvelle, et CCTV qui tournent les infos en rond. En France on a davantage de médias, mais la circulation circulaire de l'information n'a rien à envier à la RPC (on en a eu d'ailleurs récemment maints autres exemples à propos des crises financières...)

 

Même le gars Stéphane Hessel, qu'on a connu nettement plus inspiré, pense devoir y aller de sa posture de soutien.

 

Ah, le quatorzième Dalaï Lama, ce gentil petit moine avec sa toge rouge et jaune toute simple, ses braves sandales, ses modestes lunettes, son bon sourire, et les millions de gogos occidentaux qui avalent sa propagande la bouche grande ouverte.

 

J'offrais quelques éléments de réflexions dans un article de décembre 2008.

 

Signalons la parution aujourd'hui 18 août du livre Dalai-Lama : Pas si zen, de Maxime Vivas.

Une lecture à conseiller à tous ceux qui souhaitent disposer d'informations objectives pour se faire une opinion eux-mêmes.

 


Par Jean-Paul - Publié dans : Et Dieu, dans tout ça ?
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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 23:25

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Dans son intervention télévisée de ce 16 novembre, Nicolas Premier rappelle, à propos de l'identité nationale, « les valeurs de la France, un pays laïque ».
Mais voilà que plus loin (à propos des Roms), après avoir commenté la position de la Commission Européenne, il enchaîne « Mieux : j'ai vu le pape ! », et invoque la caution « expressis verbis » de Benoît Seize, le grand gourou de la secte vaticane, dont il avait été recueillir la bénédiction le 8 octobre dernier.

Il est vrai que l'avis de Joseph Ratzinger compte sûrement davantage que celui de la Commissaire à la Justice et aux droits fondamentaux, pour celui qui avait déclaré en décembre 2007 au Palais de Latran « Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». 

Par Jean-Paul - Publié dans : Et Dieu, dans tout ça ?
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 00:38

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Ces derniers jours, les journaleux nous martèlent que trop dormir est dangereux. A les lire et les entendre, il faut impérativement dormir 7 heures, ni plus ni moins.
 
AFP : "Dormir sept heures par nuit, pas plus, pas moins, pour éviter l'infarctus"
RTL : "Dormez sept heures par nuit pour éviter l'infarctus"
France Soir : "Trop dormir pourrait tuer"
Le Parisien : "Dormir plus ou moins de 7 heures par nuit est mauvais pour le coeur"
Le Point : "Combien d'heures faut-il dormir pour éviter l'infarctus ?"
L'Express : "Dormir sept heures pour éviter l'infarctus"
Le Télégramme : "Dormir trop longtemps comporte aussi des risques"
Elle : "Mieux vaut dormir sept heures par nuit"
etc etc

L'origine ? Une étude publiée dans le numéro du 1er août de la revue Sleep.

La réalité ? Dans le cadre d'un questionnaire de santé portant sur 30 000 sujets représentatifs de la population adulte américaine, les auteurs ont trouvé une association statistique significative entre une durée de sommeil s'écartant de la moyenne de 7 heures, et la survenue de maladies cardio-vasculaires (angine de poitrine, infarctus, accident vasculaire cérébral). Ceci a été déterminé par analyse en régression logistique tenant compte des autres facteurs de risque (âge, sexe, tabagisme, poids, activité physique etc).
 
Mais le défaut ou l'excès de sommeil par rapport à la moyenne n'est pas un facteur causal. C'est un facteur de risque. Un marqueur. On observe simplement qu'il existe un peu plus de problèmes vasculaires chez les personnes dormant moins ou plus que la moyenne statistique.
Seulement un peu plus, hein, ça n'a rien d'une fatalité.
Et surtout, les auteurs précisent donc qu'ils n'ont pas d'explications. L'utilité de cette observation réside dans un aspect prédictif, impliquant par exemple une surveillance accrue et une action sur les autres facteurs de risque.
 
Peut-être le manque de sommeil dû aux conditions de vie peut-il déséquilibrer l'organisme. Mais on ne voit pas en quoi une durée de sommeil supérieure à la normale provoquerait en soi des maladies cardio-vasculaires. Elle ne prédit d'éventuels troubles que si elle est en rapport elle-même avec d'autres facteurs de risque.
 
Donc ne nous fions pas, en matière de santé comme pour le reste, à ce que diffusent des journalistes mal informés ou mal comprenants !
 
Dormons tout notre saoul dès que nous le pouvons !
 
Non mais des fois !!!
Par Jean-Paul - Publié dans : Allo, docteur ?
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /Juin /2010 18:20
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Ceci est en quelque sorte une suite de mon article "Z'allez bien nous faire des ch'tites émeutes ?", et pourrait d'ailleurs porter le même titre.
 
Rappel : le 25 novembre 2007 à Villiers-le-Bel, deux adolescents, Mouhsin (15 ans) et Lakhami (16 ans), sur une mini-moto sans casque percutaient une voiture de police et se retrouvaient raides morts.

Quiconque vit ou travaille dans certaines zones de certaines banlieues connaît ça, les petits jeunes qui font des heures durant des circuits pétaradants en empruntant allègrement les sens interdits et les espaces piétons, le but étant d'emmerder le maximum de gens avec le maximum de décibels. Une manière de graffiti sonores. Quand on est jeune on est con. Moi-même quand j'étais jeune j'étais con, c'est vous dire. D'ailleurs je suis resté très jeune. Si en plus les parents, pour une raison ou une autre, ne remplissent pas leur rôle, je vous raconte pas. Toujours est-il que la population qui a affaire à ces charmants bambins ne souhaite évidemment pas les expédier ad patres, mais les expédierait volontiers aux îles Kerguelen. Sans leur mini-moto, hein, les manchots ne méritent pas ça !

Bref, ce 25 novembre, vu qu'il y a des keufs en cause, des éléments de la jeunesse locale s'étaient mis à casser et à incendier tout ce qui était à portée de mains, y compris l'école maternelle et la bibliothèque. Figure imposée. Le jour de l'accident, un commissaire divisionnaire qui tentait de ramener le calme était sévèrement passé à tabac ; 52 policiers étaient blessés, dont 26 par des armes à feu. Le lendemain, 81 policiers étaient blessés, dont 54 par armes à feu.

Certains quartiers de Villers-le Bel sont un peu particuliers. Le 2 de ce mois, trois jeunes étaient blessés par des coups de feu tirés d'une voiture par un homme encagoulé. Et pas plus tard que ce 26 juin, un jeune a été blessé et un autre tué par des tireurs encagoulés.

Toujours est-il que suite à ces tirs sur la police de novembre 2007, ce 21 juin s'ouvrait à la cour d'assises de Pontoise le procès de quatre jeunes jugés pour "tentative de meurtre en bande organisée", et d'un cinquième pour "détention et port d'arme prohibé". Les témoins sont en règle des "témoins sous X", on comprend pourquoi vu l'ambiance du patelin.

Dès le mois de mai, un comité de soutien aux inculpés s'était mis en place, diffusait un texte, organisait des manifestations de soutien... Pourquoi pas. Jusqu'au jugement, les inculpés bénéficient de la présomption d'innocence. Et dans une démocratie, il est même permis de soutenir des condamnés. Mais là où le bât blesse, c'est que ces soutiens, relayés par quelques sites d'ultra-gauche, présentent les émeutes comme un événement politique, comme la révolte d'une jeunesse opprimée...

Et c'est à l'appel publié dans Libération le 21 juin, jour de l'ouverture du procès, que je veux en venir.

Je l'ai copié pour la postérité, j'ai trop peur qu'il disparaisse du web : Pour les cinq de Villiers-le-Bel (Libération-21/06/10).
On vérifie d'abord la date. Non, on est pas le premier avril. Non, ce n'est pas du second degré.
Alors c'est un talentueux pastiche d'un partisan de Philippe de Villiers ? Non, s'il y avait du talent chez les villiéristes, ça se saurait, et puis ils n'auraient pas colonne ouverte dans Libération.
Alors c'est une performance artistique néo-dadaïste ? Non plus. Ça paraît difficile à croire, mais les auteurs de ce texte se pensent sérieux.
 
Il faut le lire dans son intégralité, autant de couenneries au paragraphe, ça vaut son pesant de caramel. Contentons-nous de citer quelques perles significatives :
 
« A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. »

« Depuis deux siècles, l’histoire de France a cessé d’être la légende de ses rois pour devenir, un jour de 1789, celle de leur renversement. » (...) « avec le peuple en armes, en grève ou en révolte. »

« Dans ces moments politiques » (...) « On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. »

« On ne reculera devant aucune infamie pour justifier que l’on prenne ainsi le parti de forces de l’ordre qui, après avoir renversé deux enfants du quartier et entraîné leur mort, vont se plaindre devant le tribunal d’avoir reçu quelques plombs dans l’épaisseur de leurs gilets pare-balles. »

« nous disons que la justice n’a pas à connaître de ce dossier » (...) « Nous appelons tous ceux qui nous entendent à manifester leur soutien aux inculpés et leur refus de cette justice. »
 
Qui sont les auteurs ? Quelques intellectuels du monde littéraire ou artistique parisien, classés gauche voire extrême-gauche (Hugues Jallon, Jean-Marie Straub, Eric Hazan, Rémy Toulouse, Miguel Benasayag, Serge Quadruppani, Dominique Grange), ou moins facilement classables (Pierre Alféri, Antoine Volodine). "Miss Tic", qui fait sur les murs des vieux quartiers de Paris d'inoffensifs dessins au pochoir, que je ne regarderai plus du même oeil. Une rappeuse, Keny Arkana. Une militante associative chroniqueuse sur Canal+ et RTL, Rokhaya Diallo. Le regrettable Siné, toujours ravi qu'on essaye de tuer du flic. Dominique Tribaud, un avocat contestataire. Et Benjamin Rosoux, un inculpé du groupe de Tarnac qui a connu en préventive un inculpé de Villiers. Vu que Jallon, Hazan, Toulouse et Benasayag avaient aussi signé le soutien aux inculpés de Tarnac, ça fait une superbe pub à ces derniers...
 
Bien entendu, je tire sur une ambulance. Les réactions ne se sont pas fait attendre, y compris dans les commentaires du journal Libération, dont de nombreux lecteurs font état de la première réaction qui vient à l'esprit : mais qu'attendent ces communards en chambre pour déménager et aller s'installer dans le quartier de la Cerisaie à Villiers-le-Bel, au milieu des vrais révolutionnaires du XXIe siècle ??
On pourra lire aussi cet article du site Causeur.fr, ou celui du prolixe Philippe Bilger.
 
Bref, l'extrême-droite raciste et le sarkozysme sécuritaire ont trouvé, en cette improbable brochette d'intellectuels et d'artistes, de bien précieux alliés objectifs.
Et si j'avais à connaître de cette affaire en tant que juré d'assises, il me faudrait un travail mental considérable pour m'émanciper des préjugés défavorables qu'induit inévitablement, à l'encontre des inculpés, un soutien si contre-productif.
 
Mais bon, à vrai dire je commente simplement ce manifeste insignifiant pour faire suite à mon article du 27/11/2007, et produire ainsi mon papier annuel.

Par Jean-Paul - Publié dans : Dans quel monde qu'on vit ?
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 23:40


Pandémie médiatique
 
Une pandémie s'est emparée de la presse mondiale depuis une semaine, avec l'annonce le 24 avril dernier par l'OMS de l'émergence de cas de grippe A(H1N1) dite porcine au Mexique et aux USA, suivie le lendemain d'une réunion du Comité d'urgence de l'organisation .
Cette annonce faisait suite à la confirmation virologique, révélée le 21 avril, de la contamination de deux ch'tits nenfants tazuniens, en Californie, et à la confirmation de présence du virus, révélée le 24 avril, dans des échantillons en provenance du Mexique, où sévissait depuis mars une épidémie de syndromes grippaux ayant entraîné plusieurs dizaines de morts.  
 
L'appellation grippe "porcine" dès la première communication du CDC (Centers for Disease Control des États-Unis), sur les deux enfants californiens, avait vocation à distinguer ce virus de celui de la grippe saisonnière "banale" et de la grippe "aviaire", car il comportait dans son patrimoine génétique un assortiment, jusqu'alors inconnu, de composants provenant à la fois de virus humains, aviaires, et porcins. Cette particularité génétique s'accompagnait d'une particularité épidémiologique également nouvelle : le virus n'avait pas été contracté par une exposition à des porcs, la transmission devait être inter-humaine. L'OIE (World Organisation for Animal Health, ex Office International des Epizooties) soulignait dès le 27 avril que rien ne venait justifier un lien entre les cas humains et des cas éventuels chez les porcs, et que le virus n’avait même pas été isolé chez le porc.
 
Seulement voilà, le mot était lâché.
 
Et il se trouve que le pays arabe le plus peuplé, l'Egypte, comprend autour de 10 % de chrétiens coptes (héritiers de l'Église byzantine), dont certains élèvent et consomment des cochons. Le nombre de porcs en Egypte est estimé entre 250 000 et 400 000.
Ce n'est pas tout. Il se trouve que l'Egypte est depuis 2006 un des pays les plus touchés par les cas humains de grippe aviaire (après l'Indonésie et le Vietnam), avec à ce jour 68 cas déclarés et 26 morts.
Mais la transmission de la grippe aviaire n'a rien à voir avec celui de la grippe porcine : elle se contracte par contact avec des oiseaux malades, la transmission inter-humaine restant exceptionnelle et liée à des contacts étroits et répétés au sein de groupes familiaux. Rappelons en passant qu'en février 2006, lors de l'apparition de la grippe aviaire, les pouvoirs publics égyptiens avaient fait tuer 25 millions d'oiseaux en quelques semaines, avec l'absence de succès que l'on peut constater.
 


Déportation ou extermination ? 
 
Le gouvernement égyptien, accusé de négligence, de mollesse et de corruption dans la gestion de la grippe aviaire comme dans bien d'autres affaires, entend montrer qu'il est à la hauteur à l'annonce de la grippe porcine. Dès le 26 avril, les services vétérinaires du Ministère de l'Agriculture déclarent un état d'urgence à propos des élevages de porcs dans des governorats (provinces) comme Kalyubeya, le Caire, Gizeh et Assiout.
Le 27 avril, parmi les mesures indiquées par le Premier Ministre Ahmed Nazif, après avis des Ministres concernés, il est encore simplement question d'accélérer la mise en oeuvre de dispositions déjà envisagées concernant les élevages de porcs.
Ainsi que Moubarak l'avait ordonné en 2008, le ministre de l'Environnement demande la relocalisation des élevages de porcs à distance des zones résidentielles, par exemple, pour ceux du grand Caire, à "la Cité du 15 mai", faubourg industriel au sud du Caire.
 
Le 28 avril, dans une revue de presse éditée sur le site du Parti National Démocratique (le parti du président Hosni Moubarak, qui a la main-mise sur le pouvoir depuis 30 ans), la parole est obligeamment donnée aux contradicteurs.
Dans Al-Shorouk, quotidien censé être indépendant lancé depuis 3 mois, on lit ainsi un auteur se plaindre de la mollesse des mesures gouvernementales et évoquer les "lobbyistes du porc". Dans Al-Ahrar, l'organe d'un parti islamiste "libéral" (les islamistes sont volontiers libéraux quand ils sont dans l'opposition à un régime autocratique), un auteur critique les décideurs politiques "qui se sont pliés à la pression de gens influents", et conclut que le manque de réaction du gouvernement "est dû à la présence d'un puissant lobby de protection des porcheries en Egypte".
Curieuses affirmations, puisque les premiers visés par les mesures sont ceux qui nourrissent leurs porcs avec les ordures, comme les "zabbalines" (chiffonniers), les coptes de Manshiyat Nasser, bidon-ville de la banlieue nord-est du Caire.
 
Ce même jour, certains médias rapportent des propos pour le moins bizarres du Dr Hussein Al Gezairy, le directeur du Bureau Régional de la Méditerranée Orientale de l'OMS. Selon le site qatari IslamOnLine, sous la plume d'une dentiste cairote, on lit le 28 avril "Gezairy a dit que les autorités réfléchissent à deux options : soit éliminer tous les porcs et dédommager leurs propriétaires, soit les emmener dans des lieux isolés loin des endroits peuplés".
Et on lit aussi sur le Daily News Egypt, distribué par le International Herald Tribune : « Dans une conférence de presse mardi [28 avril], l'OMS [...] a appelé le gouvernement égyptien à éliminer les élevages de porcs. [...] [Al-Gezairy] a aussi dit au Daily News Egypt que "l'Egypte devait se débarrasser des porcs afin de se protéger elle-même contre la maladie". "Le gouvernement doit soit abattre les porcs soit les transférer [loin des aires d'habitation] pour protéger les gens contre la maladie", a-t-il dit. » 
 
Toujours le 28 avril, l'Assemblée égytienne demande au gouvernement d'abattre immédiatement tous les porcs.
Le président de l'Assemblée Ahmed Fathi Sorour (du même parti que Hosni Moubarak) envoie un mémo urgent au Premier Ministre Ahmed Nazif pour l'appeler à mettre en oeuvre la recommandation du Parlement d'abattre sur le champ les porcs, et non pas de les transférer hors des zones habitées.
 
Le 29 avril, le porte-parole du gouvernement Magdy Rady déclare : "La question est à présent de savoir si nous devons les tuer ou les transférer, et l'opinion prévalente est d'abattre les porcs". "Si vous voyiez les conditions des élevages de porcs en Egypte, ils ne sont pas du tout sains. Ils sont un danger en eux-mêmes, même sans grippe porcine. C'est pourquoi les gens ont vraiment peur".
On retrouve Hussein Al Gezairy, directeur régional de l'OMS, qui tente de s'expliquer "Je ne dirais pas que [l'abattage] est bénéfique pour la grippe porcine. Ça serait bénéfique pour l'hygiène générale... D'une manière générale, les porcs peuvent transmettre beaucoup d'autres maladies".
Le Ministre de l'Agriculture Amin Abaza laisse entendre que, parmi les options pour '"une solution finale" à la menace posée par les élevages de porcs, la première est d"'abattre tous les porcs de toutes les provinces"



La solution finale

La
décision est en fait proclamée par le Ministre de la Santé Hatem el-Gabali ce même 29 avril : "Il a été décidé d'abattre tous les troupeaux de porcs en Egypte à compter d'aujourd'hui".
Tous les ministres s'emploient à relayer le décret présidentiel : "les directives du président Hosni Moubarak au gouvernement sur la lutte contre la grippe porcine sont claires. Il s'agit notamment de procéder immédiatement à l'abattage et à la congélation des porcs disponibles."

Dans ce qui semble être le seul blog égyptien anglophone et tenu à jour, on trouve un excellent miroir des préjugés et de la désinformation sur ce sujet.
Dès le 26 avril, la blogueuse, qui suit de près l'évolution de la grippe aviaire, mettait en ligne un article intitulé "Tuez ces cochons", qui concluait "Depuis 2 ans nous parlons de supprimer ces fermes, les transférer n'est pas la solution définitive en ces temps. Les éliminer serait la meilleure solution, de même que nous exterminons la volaille depuis deux ans."
Le 30 avril paraît un article sobrement intitulé "Tuez-les tous" (c'est mon titre, mais au premier degré), puis un autre intitulé "A propos de l'extermination des porcs : une nécessité".
Le premier article commence ainsi (le reste est un mélange de considérations du même ordre et de justifications pseudo-sanitaires pêchées dans les médias égyptiens) :
"Je suis affirmative, ces sales porcs doivent être éliminés aussi tôt que possible, nous ne pouvons mettre en danger la vie de millions de personnes sans bonne raison. Déjà, vous ne pouvez imaginer comment et où vivent ces porcs, ils n'ont pas encore le H1N1 mais pour sûr leur environnement malsain leur fera avoir d'autres maladies. Nos porcs sont des porcs laids et crasseux qui se nourrissent d'ordures et ont une odeur affreuse, si vous ne le croyez pas, alors prenez la route vers la ville du 6 Octobre par le Mehwar [la voie rapide du 26 Juillet qui surplombe les élevages de porcs] et vous verrez de quoi je parle, même si vous fermez la vitre de votre voiture et mettez l'air conditionné, vous le sentirez quand même."
 
Un autre blogueur, journaliste suédois indépendant basé au Caire, ne se contente pas de regarder les éleveurs de porcs du haut de sa voiture, il les photographie,  les interroge, et apporte un point de vue plus critique sur la décision égyptienne : "c'est un excellent exemple de la façon dont les décisions importantes sont prises et mises en oeuvre en Egypte, au milieu d'une désastreuse interaction entre mesures autoritaires et ambiance sensationnaliste ."
 
Plusieurs gouverneurs ont déjà entrepris de repérer les élevages de porcs voire de commencer les exécutions, dans les provinces de Beheira, d'Alexandrie, de Kalyubeya, du Caire, d'Helwan, de Gizeh, de Suez, de Minya, de Qena...
 
Les populations qui vivent de l'élevage de porc résistent. Des manifestants bloquent les rues et envoient des projectiles sur les véhicules du gouvernement venus saisir les porcs, comme au Caire ou El-Khanka, dans la province de Kalyubeya au nord de la capitale. 



Réaction des autorités sanitaires internationales
 
Nous rapportions plus haut que le Dr Hussein Al Gezairy, le directeur du Bureau Régional de la Méditerranée Orientale de l'OMS, cautionnait selon certaines sources les mesures visant les porcs. Pourtant, on ne trouve pas la moindre caution sur le site de ce Bureau Régional. D'après un communiqué du 30 avril, le Dr Gezairy a précisé dans une conférence de presse que "l'exposition aux porcs n'est plus un facteur de transmission" (pour autant qu'elle l'ait jamais été).
 
Dans un point presse du 29 avril, le Dr Keiji Fukuda, sous-directeur général chargé de la sécurité sanitaire et de l'environnement à l'OMS, est explicite : "Je veux qu'il soit clair que nous ne pensons pas que les infections humaines sont associées à l'exposition à des porcs. C'est une situation différente de celle que nous avons vue avec la grippe aviaire, dans laquelle des personnes étaient clairement infectées par des oiseaux. Dans la situation actuelle, quand bien même le virus aurait son origine chez le porc, nous ne pensons pas que les gens contractent l'infection par les porcs. Il s'agit réellement d'un virus qui est transmis de personne à personne."
 
Le 30 avril, deux autres agences internationales, la FAO ("Food and Agriculture Organization" des Nations Unies) et l'OIE (ex "Office International des Épizooties" devenu en 2003 la "World Organisation for Animal Health"), enfoncent le clou. L'OIE, par un communiqué intitulé "L’OIE déconseille l’abattage des porcs ", "indique à ses membres que l'abattage des porcs n'est pas une solution de protection contre les risques de santé publique et de santé animale que présente ce nouveau virus A/H1N1 et rappelle que cette mesure est inappropriée." Et dans un communiqué intitulé "Le nouveau virus n'a pas été décelé chez les porcs", Joseph Domenech, vétérinaire en chef à la FAO, souligne qu'"intensifier les mesures de contrôle chez le porc, comme le confinement et l'abattage, n'est pas justifié".
 
Cependant, les autorités sanitaires internationales restent prudentes vis à vis de la décision égyptienne dans leurs commentaires, pour probalement trois raisons :
- Une raison diplomatique : il s'agit de ne pas créer d'incident avec le gouvernement égyptien, qui a engagé sa crédibilité dans cette décision stupide.
- Une raison hygiénique : l'élevage de porcs dans les quartiers urbains et suburbains, notamment au Caire, où les animaux sont nourris de déchets collectés et vivent au milieu des familles dans des conditions matérielles précaires, n'est sans doute pas un modèle sanitaire que l'OMS veut promouvoir, surtout au regard des normes occidentales. Le gouvernement égyptien essaie en vain depuis 2006 d'imposer des normes sanitaires aux propriétaires d'oiseaux et de porcs, et de transférer les élevages hors des aires d'habitation. Et plus spécifiquement, un certain nombre de maladies infectieuses et parasitaires peuvent être transmises par le contact étroit avec les porcs ou par leur consommation, quoiqu'il soit impossible de s'en faire une idée dans des pays peu surveillés sur le plan sanitaire comme l'Egypte.
- Une raison virologique : le porc est considéré comme un "creuset" idéal pour le réassortiment de virus grippaux. En clair, c'est une espèce qui peut être contaminée par des virus grippaux aviaires ou humains divers, et en cas de co-infection, les deux virus présents dans la cellule peuvent échanger des segments d'ARN et donner ainsi naissance à de nouvelles souches potentiellement dangereuses. Ce cas de figure, s'il existe, reste rare, sans quoi nous serions constamment envahis de nouvelles souches virales, et de toute façon ne justifie en rien la décision radicale et précipitée du gouvernement égyptien.
 


De quoi la grippe porcine est-elle le nom ?

L'OMS s'aperçoit, un peu tard, d'une évidence dont on s'étonne qu'elle ne l'ait pas saisie d'emblée : le choix du terme "grippe porcine" n'est pas très heureux. En effet, de nombreux gens ont peur de consommer du porc ou des produits porcins. Et, accessoirement, la décision d'abattage de l'Egypte fait un peu de bruit. Donc OMS, FAO et OIE, pour ne pas mettre en péril la filière porcine, se fendent de communiqués rassurants. Et surtout, à partir du 30 avril,  la grippe porcine change de nom pour s'appeler, tout scientiquement, la "grippe A(H1N1)", même si les autres appellations restent en concurrence.
La lettre "A" désigne le type, qui dépend de la nature des protéines formant les nucléocapsides (il y a aussi les types B et C).
Le termes "H1" et "N1" désignent le sous-type au sein du type "A", qui dépend de la nature des glycoprotéines de surface : l'hémagglutinine (16 formes possibles) et la neuraminidase (9 formes possibles).
On notera que le sous-type A(H1N1) désigne déjà, d'une part un virus de grippe humaine (l'un des responsables des épidémies humaines saisonnières), d'autre part un virus de grippe porcine (l'un des responsables d'infections spécifiquement porcines). Donc le choix de cette appellation n'est en fait pas très rigoureux. Il ne tient pas compte d'une part des mutations qui peuvent modifier les gènes, y compris ceux de l'hémagglutinine ou de la neuraminidase, d'autre part des réassortiments qui peuvent toucher les gènes des 8 autres protéines du virus (ce qui est le cas ici si je ne m'abuse, j'avoue que je suis un peu perdu à Gattaca sans logiciel ad hoc).
Pour l'anecdote, Yakov Litzman, vice-ministre isaélien de la Santé et haredi (ultra-orthodoxe), a déclaré le 27 avril qu'Israël devait appeler cette maladie grippe "mexicaine", pour ne pas avoir à utiliser un mot pas kasher, faisant honte à tous les Israéliens normaux. De là à imaginer que l'Occident a changé le nom de la maladie en réponse à l'injonction israélienne, il y avait un pas... que certains n'ont pas hésité à franchir ! Notons en passant que l'hostilité de l'Egypte envers Israël est sévère, et la présence de cas de grippe porcine en Israël réveille probablement des fantasmes métaphoriques d'invasion. La revue de presse éditée le 28 avril sur le site du Parti National Démocratique mentionnait un éditorial du rédacteur en chef d'Al Messa, grand quotidien du soir, faisant état d'une possible expansion de la grippe porcine après l'apparition d'un cas humain en Israël. A ce jour encore, les seuls cas de grippe A(H1N1) confirmés au Moyen Orient sont deux cas israéliens, chez deux personnes revenant du Mexique. 
  

Critiques et justifications
 
La décision égyptienne fait instantanément l'objet de nombreuses critiques en Egypte même. Abdullah Kamal, rédacteur en chef du journal pro-gouvernemental Rose el-Youssef, écrit "Tuer [les porcs] n'est pas une solution, sinon il faudrait tuer les gens, puisque le virus se répand par eux".
 
Après s'être contenté les jours précédents de rapporter les interventions des pouvoirs publics, le Daily News Egypt dresse le 1er mai un état des lieux décapant dans un éditorial de Rania Al Malky, son rédacteur en chef, intitulé sur le mode américain "It’s not the pigs, stupid !" (rappellons que ce quotidien est affilié à l'International Herald Tribune). Contentons-nous d'en citer une phrase : "A moins que le gouvernement mexicain, l'OMS, la FAO et l'OIE fassent tous partie d'un complot insidieux visant à protéger l'industrie commerciale mondiale liée au porc, il n'y a aucun besoin d'ordonner l'élimination des porcs en Egypte, laquelle se trouve à plus de 6 500 miles nautiques, à travers l'Atlantique, du Mexique, où d'ailleurs aucun porc n'a été infecté."
 
Du coup, le lendemain même du départ du programme d'extermination, les officiels égyptiens, qu'il s'agisse du ministre de la Santé Hatem Mostafa El-Gabaly, de son porte-parole Abderrahman Chahine, ou du directeur du département des maladies infectieuses du ministère de l'Agriculture Saber Abdel Aziz Galal, bredouillent qu'en fait, leur but était en fait de profiter de cette crise pour mettre un terme, dans un objectif de santé publique, à la question des élevages de porcs artisanaux non autorisés.
 


Et les coptes, dans tout ça ?

Le problème qui revient toujours autour de cette histoire est celui des populations élevant leurs porcs dans leurs ghettos-bidonvilles au Caire. Elles collectent et trient les déchets pour vivre, et les déchets comestibles servent à nourrir des porcs. Sont aussi en cause les fermes porcines, notamment dans le governorat (province) de Kalyubeya (ou Kalyobiya, Qalyubiyah, Qaliubiya, Qalyubia...) au nord du Caire, volontiers décrites comme de vastes décharges à ordures non contrôlées.
Ce qui fait qu'en Egypte non seulement le porc est associé à l'impureté dans la représentation musulmane, mais qu'il est dans les faits associé à la saleté et/ou à la misère.
Les Egyptiens qui élèvent les porcs sont donc de coptes. Il doit en être des coptes comme de toutes les minorités culturelles dans tous les pays. La fraction pauvre, ici la plus importante, doit à la fois partager beaucoup de points communs avec la majorité (à commencer par la langue), mais avoir tendance à se replier et à vivre sur elle-même. Et la fraction appartenant à la classe moyenne ou riche doit être tout à fait intégrée et fréquenter musulmans comme coptes.
Tout comme nous avons en France nos fantasmes sur les immigrés ou sur les Juifs, les Egyptiens musulmans doivent avoir des fantasmes mélangés sur les coptes. Les relations de ceux-ci avec les porcs contribuent à en donner l'image d'une population économiquement et culturellement marginale, leur fonctionnement endogamique contribue à en donner l'image d'un monde secret qui profite de la société égyptienne, et enfin les crispations islamiques du monde arabe peuvent générer des suspicions de type cinquième colonne.
 
Parmi les fantasmes que peut générer cette position, il y a celui du "lobby". Nous parlions plus haut des évocations des "lobbyistes du porc" relayées sur le site du Parti National Démocratique. Sur le blog égyptien anglophone que nous mentionnions peu après, on peut lire un article de janvier 2008 intitulé "Le lobby des Ramasseurs d'ordures". Extrait :
"Il se trouve qu'il existe un lobby très puissant en Egypte, qui peut influencer les décisions du gouvernement de la même manière que le lobby juif influence les décisions prises à Washington, c'est le lobby des Ramasseurs d'ordures.
[...] Ne soyez pas surpris parce que vous pouvez vous demander comment les Ramasseurs d'ordures, qui sont considérés comme venant des classes très inférieures en Egypte, forment un puissant lobby.
Le ramassage d'ordures en Egypte est l'un des business les plus profitables, les fortunes des hommes d'affaires y dépassent des millions, après tout il n'y a pas d'impôts là-dessus, un monde secret pour un secteur très oublié.
Quelle est le pouvoir de ce lobby ? En bien sachez seulement que le 1er mars 2007 le Premier Ministre a pris la décision d'interdire tous les élevages de porcs en Egypte et de fermer ceux qui existaient. Jusqu'à présent cette décision n'a pas été mise en oeuvre, alors que selon la loi elle devait être mise en oeuvre par la force de la police.
Selon plusieurs sources le lobby des Ramasseurs d'ordures a complètement ignoré cette décision et s'est servi de ses moyens pour la faire oublier.
[...]
Vous devez savoir qu'en Egypte les porcs servent surtout à manger les ordures, ils ne sont pas élevés pour être consommés, mais pour manger les ordures dans les dépotoirs, [...] ils n'ont aucun suivi vétérinaire, ils ne sont pas vaccinés."
 
Il faut dire cet article n'est pas paru à n'importe quel moment : en janvier 2008, à Naples, la crise des ordures,  provoquée par la gestion de la Camorra depuis les années 80, battait son plein. A la décharge publique de notre blogueuse, remarquons qu'elle ne parle que de lobby, pas encore de mafia... 

Quant aux représentants de la communauté copte, il semble qu'on ne les entende guère. Il faut dire que les coptes sont une minorité, tant à l'égard de la population musulmane qu'à l'égard des autres communautés chrétiennes de la planète. Sans doute préfèrent-ils garder le profil bas, craignant sans doute que, si un cas (importé par un voyageur) apparaissait en Egypte (ce qui va arriver tôt ou tard), on s'en prenne non seulement aux cochons mais à eux. Officiellement, les chefs coptes, y compris le pape d'Alexandrie, admettent l'extermination porcine. Les députés coptes, comme Ibtesam Habib ou Georgette Qillini, soutiennent également la décision, se contentant de demander une indemnisation pour les propriétaires.
 
Tout au plus les membres américains ou anglais de la microscopique diaspora copte relaient-ils les protestations.
 
 

Scapegoat flu ?
 
On connaissait la grippe du porc ou la grippe du poulet, mais la grippe du bouc émissaire vaut la peine d'être étudiée. A l'évidence, cette affaire, qui répond à des critères nullement sanitaires, mais, sinon religieux, au moins politiques et sociétaux, est assez paradigmatique de la façon dont fonctionne la logique du bouc émissaire en temps de crise.
Cette logique est très exactement celle qui préside aux génocides (en tout cas aux génocides "locaux", si on veut les distinguer des génocides "coloniaux"). Bien entendu, les génocides humains et les génocides animaux ne sont pas superposables, ne serait-ce que parce que la plupart des animaux domestiques ont de toute façon dans l'esprit humain vocation à être abattus. Mais il y a là des mécanismes mentaux collectifs qu'il ne faut peut-être pas prendre à la légère.

Il y a longtemps que les porcs, dans l'univers symbolique méditerranéen, ne sont pas des animaux comme les autres. Les frères ennemis sémitiques ont des tabous alimentaires analogues, puisque les fils d'Ismaël et les fils d'Isaac par Jacob ont la même attitude envers le porc. Cependant ce statut n'est qu'un facteur favorisant, comme l'a suggéré la crise de l'ESB, où ce sont les
vaches qui ont joué le rôle de bouc émissaire.
 
Les médias et l'opinion publique mondiale vont rapidement se détourner des porcs égyptiens pour des drames plus croustillants. Madame Bardot a bien lancé un coup de gueule contre la décision égyptienne, mais les propos qu'elle a pu tenir sur les immigrés arabo-musulmans de France n'en font pas la meilleure porte-parole en l'espèce.
 
Au-delà de ces considérations, reste la question des conditions de vie des porcs. Je ne sais pas comment les porcs sont traités dans les élevages artisanaux égyptiens, mais ça ne peut pas être pire que l'éternel Treblinka de l'élevage intensif. Pour ce qui est de leurs "conditions de mort", il y a lieu en revanche de craindre que l'abattage artisanal soit encore moins enviable que l'abattage industriel.
Et, encore au-delà de ces considérations, il y a la question de la place des animaux dans l'alimentation humaine contemporaine, mais c'est là un débat à part entière.
Par Jean-Paul - Publié dans : Nos amies les bêtes
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